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Asia Argento : « En 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein » à Cannes

Asia Argento lors de la cérémonie de clôture du 71e Festival de Cannes. © Eric Gaillard/Reuters | © AFP PHOTO / Antonin THUILLIER

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Avec un courage inouï, l’actrice italienne Asia Argento a pris la parole lors de la cérémonie de clôture du 71e Festival de Cannes pour dénoncer l’omerta du milieu du cinéma après l’affaire Weinstein.

L’actrice italienne Asia Argento, une des accusatrices d’Harvey Weinstein, est montée sur scène samedi soir lors de la cérémonie de clôture du 71e Festival de Cannes, affirmant que le producteur américain accusé de viols et d’agressions sexuelles ne serait « plus le bienvenu » sur la Croisette.

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« En 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein. J’avais 21 ans. Ce festival était sa chasse gardée. Je souhaite prédire quelque chose : Harvey Weinstein ne sera jamais plus le bienvenu ici », a affirmé l’actrice italienne devenue un symbole du scandale Weinstein, détonateur à travers le monde d’un vaste mouvement de libération de la parole autour des agressions sexuelles.

« Vous savez qui vous êtes »

« Toute une communauté lui a tourné le dos, même ceux qui n’ont jamais dénoncé ces faits. Et parmi vous, dans le public il y a ceux que l’on devrait pointer du doigt à cause de leur comportement envers les femmes, un comportement indigne de cette industrie, de n’importe quelle industrie. Vous savez qui vous êtes. Plus important encore, nous nous savons qui vous êtes », a-t-elle ajouté. Le 71e Festival de Cannes était le premier depuis l’affaire Weinstein, qui a éclaté à l’automne.

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« Le Festival de Cannes ne sera sans doute plus jamais le même » : en révélant la sélection officielle, mi-avril, Thierry Frémaux, délégué général du festival, n’avait pas éludé le cas Harvey Weinstein, accusé de harcèlement et de viols par une centaine de femmes.

L’actrice française Léa Seydoux, l’une de ses accusatrices, faisait partie du jury cannois, majoritairement féminin. Un jury présidé par l’actrice australienne Cate Blanchett, elle même engagée dans le combat contre le harcèlement sexuel dans le cinéma avec sa fondation Time’s Up.

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