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« La Petite Maison dans la prairie », une saga raciste ?

Inspirée des péripéties de la propre famille de l’auteure, la saga aux 11 tomes et aux 9 saisons ne serait pas exempte de racisme. | © Flickr, Thomas Hawk

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Le prix « Laura Ingalls Wilder », nommé d’après son auteure, va être renommé pour cause de racisme anti-Noirs et anti-Amérindiens.

« La Petite Maison dans la prairie », son générique, son charme bucolique, ses petites têtes blondes… et son racisme ? Adaptées à la télévision durant les années 1970, les œuvres de Laura Ingalls Wilder ont forgé sa renommée. Au point de donner son nom à un prix littéraire qui récompense chaque année les livres destinés à la jeunesse aux Etats-Unis. Jusqu’à aujourd’hui. L’Association des bibliothèques pour enfants (ALSC) a fait un choix fort : le rebaptiser.

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Blackface et racisme anti-Amérindien

Inspirée des péripéties de la propre famille de l’auteure, la saga aux 11 tomes et aux 9 saisons ne serait pas exempte de racisme.  « Les œuvres de Mme Wilder restent l‘objet d’études et d’analyses littéraires qui mettent souvent en lumière des sentiments anti-Amérindiens et anti-Noirs », a expliqué l’ALSC. La phrase « Un bon Indien est un Indien mort » est par exemple prononcée par différents personnages, rappelle l’AFP. Charles Ingalls, lui, s’adonne au blackface pour amuser la galerie relève Slate.

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Attribué depuis 1954, le prix « Laura Ingalls Wilder » va donc changer de nom après plus de 60 d’existence.

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