L’horeca belge a bel et bien ressenti l’effet Tournée minérale

L’horeca belge a bel et bien ressenti l’effet Tournée minérale

La campagne "Tournée minérale" de la Fondation contre le cancer a suscité un vif intérêt chez les Belges. Plus de 122 000 personnes ont relevé le défi via la plateforme. | © BELGA

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Durant ce mois de février, nombreux sont ceux qui ont résisté à l’appel du verre de vin au restaurant ou du combo bière spéciale et petits cubes de fromage à l’apéritif. Selon les premiers chiffres, cette abstinence a eu un véritable impact sur la vente d’alcool dans l’horeca. La faute à la Tournée minérale seulement ?

D’après une enquête réalisée par Horeca Vlaanderen et la FeBeD (Fédération belge des Distributeurs en Boissons), la campagne « Tournée Minérale » a surtout eu un impact sur les chiffres de vente des restaurants. 60% des restaurateurs ont ainsi vu leur chiffre d’affaires baisser, indiquent-ils mardi dans un communiqué commun.

En effet, une enquête de Horeca Vlaanderen menée auprès de 392 exploitants horeca a révélé que durant le mois écoulé, 62% d’entre eux ont vendu moins de boissons alcoolisées. 51% des personnes interrogées ont déclaré que leur chiffre d’affaires avait effectivement baissé, et dans le segment des restaurants ce pourcentage atteint même 60%.

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Chez FeBeD, un impact similaire a été constaté auprès des distributeurs en boissons. La moitié d’entre eux a constaté un impact négatif sur le chiffre d’affaires en boissons alcoolisées, jusqu’à -15% par rapport à février 2016. FeBeD demande dès lors, pour les prochaines éditions, à être partie prenante dans la concertation avec l’initiateur, « afin que le secteur puisse anticiper en offrant des alternatives ».

De leur côté, l’UCM (Union des Classes moyennes) et la Fédération HoReCa Wallonie ont cherché à savoir si la Tournée Minérale avait affecté les restaurateurs. « La réponse est non : la baisse de la consommation d’alcool est réelle, mais elle a d’autres causes bien plus profondes et permanentes », relèvent-ils. Et de citer notamment comme causes de réduction de la consommation les contrôles routiers, les repas d’affaires de plus en plus budgétés, le détail de l’addition sur les tickets TVA contribuant à une transparence modératrice et la hausse des accises sur les vins et spiritueux.

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Avec Belga

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