Alerte post-canicule : la Belgique en passe de subir une pénurie de frites

Alerte post-canicule : la Belgique en passe de subir une pénurie de frites

Le prix du cornet de frites pourrait s'envoler cette année. | © ImageGlobe / Jonas Hamers.

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La sécheresse qui a touché le royaume cet été pourrait rendre les récoltes de pommes de terre difficiles, et nous priver de nos frites chéries.

C’est le très sérieux The Guardian qui le dit : notre pays pourrait se retrouver en pénurie de frites. Impensable, direz-vous, tellement nous chérissons nos petits bâtonnets dorés qui font la gloire du royaume. Mais, triste réalité, la canicule qui nous a déjà bien assommés pourrait nous en priver. La raison ? Des récoltes qui font grise mine et seront probablement en-deçà des attentes.

De tristes récoltes

Les cultures de pommes de terre du pays seraient en effet réduites de 30% à cause de la sécheresse. Sans d’abondantes précipitations dans les prochaines semaines, les précieuses récoltes de septembre et octobre en pâtiraient lourdement.

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Non seulement nos terres souffrent, mais il semblerait que nos « bintje » préférées seraient moins volumineuses et leur peau trop épaisse pour être pelées dans les machines industrielles. Bernard Lefèvre, président de l’Unafri-Navefri (Union Nationale des Frituristes), préfère rester optimiste : « Les prix ont déjà augmenté et les pommes de terre sont plus petites, mais rien n’est encore clair. Nous avons bon espoir. C’est la première fois que les Belges prient pour que la pluie tombe … Nos frites sont essentielles », explique-t-il à The Guardian.

Le 7 août à Vezin, entre Namur and Andenne. Les terres sont totalement asséchées et les plants ne tiennent pas le choc. © AFP PHOTO / JOHN THYS

La semaine dernière, la Commission européenne a présenté des mesures pour aider les agriculteurs à résister à cette sécheresse infernale qui frappe l’Union européenne depuis plusieurs semaines. Ceux-ci pourront ainsi obtenir plus rapidement que prévu les aides financières accordées, précisément d’ici la mi-octobre plutôt qu’en décembre.

Des prix qui s’envolent

« On ne peut savoir avec certitude si la récolte sera bonne ou mauvaise. Il faudra attendre septembre. Mais c’est vrai que si ça continue comme ça, ce n’est pas bon pour les frites », ajoute Bernard Lefèvre.

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Même son de cloche chez Belgapom, l’organisation professionnelle des négociants en pommes de terre : « La sécheresse, combinée à la chaleur, tue les plants de pommes de terre », explique Romain Cools, son secrétaire général, avant d’ajouter qu’il s’agit d’un « désastre pour les fermiers de n’avoir pu irriguer les terres correctement », s’inquiétant de pertes records et indiquant une flambée inquiétante. La tonne de pommes de terre avoisinait l’an passé les 25 euros la tonne. Cette année, elle pourrait grimper jusqu’à 250 voire 300 euros.

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