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Comment les chevaux sauvages font-ils pour survivre à l’ouragan Florence ?

Ces chevaux sauvages de Caroline du Nord sont bien plus intelligents qu'on ne le pense. | © Pixabay / Jennabee25

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Alors que la population locale s’inquiète de voir ses chevaux sauvages noyés par la tempête, les experts rappellent que l’espèce sait parfaitement où s’abriter et comment se protéger.

 

Petits, robustes et particulièrement dociles, les chevaux des Outer Banks sont les stars des îles-barrières de Caroline du Nord. Mais à l’approche de l’ouragan Florence, la population locale et les touristes s’inquiètent du sort de ces mammifères sauvages.

Auprès de la Corolla Wild Horse Fund – une association de protection des chevaux sauvages située à Corolla – les plus inquiets expriment leurs craintes et réclament des mesures particulières pour protéger « ces magnifiques créatures ». « S’il vous plaît, prenez soin d’eux et mettez-les en sécurité », écrit une internaute sur la page Facebook de l’asbl, pendant qu’un autre exprime ses prières aux « superbes chevaux qui s’apprêtent à affronter la tempête ».

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Mais que tout le monde se rassure, préviennent les experts en faune sauvage, ces chevaux sont bien plus intelligents qu’on ne le pense. En effet, ils se regroupent sur les Outer Banks – fine bande de sable qui s’étend le long des côtes de Caroline du Nord – et ont déjà survécu à bien des tempêtes auparavant.

Selon les experts, les chevaux sauvages sont très sensibles aux changements climatiques et savent instinctivement quoi faire en cas de tempête. © Flickr : cwdiaz

Instinct de survie

Comme l’explique au Seattle Times Sue Stuska, biologiste de la faune basé au parc national de Cape Lookout National Seashore, les chevaux sauvages sont très sensibles aux changements climatiques et savent instinctivement quoi faire en cas de tempête. Lors d’inondations, ils vont s’abriter dans les hauteurs, notamment dans les dunes. En temps de grand vent, ils se cachent dans les fourrés arbustifs ainsi que les forêts maritimes. « Par nature, ils sont censés être à l’extérieur et il y a suffisamment de terrains élevés et d’endroits pour se cacher », estime la spécialiste.

Ne vous inquiétez pas pour eux. Ils ont survécu pendant des centaines d’années et nous sommes certains qu’ils se porteront très bien.

Afin de calmer les inquiétudes, la Corolla Wild Horse Fund a posté un message sur sa page Facebook, rappelant que « les chevaux ont vécu ici pendant 500 ans et ils sont bien équipés pour faire face au mauvais temps ». « Il savent où aller pour rester au sec et sont probablement en meilleure forme que la plupart d’entre nous, les humains », ajoute l’asbl. « Ils se débrouillent beaucoup mieux sans notre aide. Tout ce que nous pourrions faire dans l’espoir de les protéger finirait probablement par être plus dangereux et stressant pour eux que la tempête. »

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Bien que la disparition ou la noyade de certains chevaux soit toutefois inévitable en cas de forte tempête, « leur instinct de protection et le fait qu’ils restent groupés entre eux fait que cela reste assez rare », indique au Seattle Times John Taggart, professeur à l’Université de la Caroline du Nord à Wilmington. 

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