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La « God Save the 90’s », la boum incontournable

Pour la prochaine édition, 1 000 places sont parties en moins de trois minutes. | © God save the 90's

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La « God save the 90’s », la plus grande boum de Belgique, revient le 7 avril prochain pour une deuxième édition à Charleroi et pour la 34ème fois depuis sa création. Le succès de cet événement n’est ainsi plus à prouver : la moitié des places se sont vendues en moins de trois minutes, un temps record. D’un simple pari entre quatre amis, comment la « God Save the 90’s » est-elle devenue une soirée incontournable ?

 

Le phénomène « God Save the 90’s », c’est avant tout un délire entre quatre amis bruxellois. Encore étudiants, tout commence par une petite soirée organisée pour financer une ligue d’impro. Game Boy, scoubidous, les débuts de Britney, le Prince de Bel Air, très vite, le thème s’impose à eux : les années ’90. Un univers avec ses codes qui rassemble les nostalgiques de cette époque, si bien que la fête étudiante « Minikeums Génération » fait carton plein.

En 2011, l’histoire prend une autre tournure. Le quatuor vieux copains se réunit autour d’un spaghetti et se rappelle du succès de cette soirée organisée dans la cafétaria de leur école, l’IHECS. L’un des membres de l’équipe propose alors  d’organiser « une vraie soirée nineties ». Sans être spécialistes, ils coordonnent l’événement au Café Bota. Le succès est au rendez-vous : « C’était un truc de malade. Ça a été sold-out en moins de deux et on a bien compris qu’on ne pouvait pas s’arrêter là ! » raconte l’une des membres de la team.

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La fête à la maison

La machine est en route. En un an, l’événement spécial années 90 a conquis les plus grandes salles de la capitale comme La Madeleine ou Tour et Taxis. Et le phénomène ne s’arrête pas là. De Liège à Charleroi, en passant par Ciney, la God Save the 90’s s’est aujourd’hui également répandue dans toute la Wallonie. Soirées déguisées, tubes des plus grands Boys Bands, autotamponneuses, bonbons et maquilleuses, tout est propice à faire un saut dans le temps.

Une vértitable nostalgie des nineties qui permet à l’événement d’afficher systématiquement complet. Pour la prochaine « God Save » à Charleroi, la moitié des tickets sont d’ailleurs partis en moins de trois minutes. Au rendez-vous des ces incontournables soirées, c’est un public bien ciblé, les 25-35 ans, qui répond présent.

« On est arrivé au bon moment, mais surtout on a réussi à créer une communauté », décrypte l’un des organisateurs. Mais l’équipe de la God Save sait choyer sa grande famille nineties. Chaque édition comporte une surprise : que ce soit une vedette ou un château gonflable, tout est bon pour émerveiller. « On pense vraiment à notre public et à ce qu’il aimerait. Le but, c’est vraiment d’être dans une bulle de bonheur années 90.″ explique Jehanne, membre de l’équipe. Avec 25 000 followers sur Facebook, la « God Save the 90’s » est incontestablement le rassemblement des amoureux de cette décennie.

Le Flash-back collectif

Cette fièvre de la rétromanie n’est pourtant pas propre aux années 90. Les sexagénaires fredonnent  toujours « L’été indien » tandis que les grands enfants des années 80 se déhanchent sur « Les démons de minuit ». Le vintage s’est aussi invité dans nos médias. Il séduit aussi bien sur nos ondes radio – la chaîne Nostalgie a intégré le podium des radios les plus écoutées de Belgique – que sur nos écrans avec des séries comme Stranger Things et ses références aux films des années 80. Et si la mode nineties revient, c’est que la génération Y vieillit. « Quand le tube « La tribu de Dana » passe, tout le monde lève les mains en l’air, et c’est tout simplement magique. L’émotion collective des 90’s est unique». La recette de la « God Save the 90’s », c’est donc avant tout d’être plongé dans ses souvenirs de jeunesse avec un bandana et du Ricky Martin dans les oreilles.

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