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« Je t’aime ma fille » : La campagne de sensibilisation sur les ados transgenres

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Image d'illustration. | © Jordan McDonald/ Unsplash

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La fédération d’associations lesbiennes, gay, bi, trans et intersexes a lancé un spot percutant pour les jeunes personnes trans, victimes d’agressions et de discriminations.

« Aucun parent ne devrait préparer son enfant à affronter sa vie plutôt qu’à la vivre ». Tel est le slogan de l’Inter-LGBT, la fédération d’associations lesbiennes, gay, bi, trans et intersexes, qui a lancé sa campagne choc intitulée « Je t’aime ma fille ». Ce spot publicitaire qui sera diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux vise à toucher les parents d’enfants transgenres mais aussi les jeunes personnes trans elles-mêmes victimes de discrimination et de violence au quotidien. Un site internet a également vu le jour, avec des témoignages ou encores des conseils pour les proches.

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Cette action a notamment été motivée par ces chiffres préoccupants : les actes LGTBphobes ont augmenté de 38% dans le milieu scolaire en France en 2017, et 85% des personnes trans seront agressées au cours de leur vie. « A l’instar des adultes, les jeunes personnes trans continuent d’être discriminées et persécutées et comptent parmi les communautés subissant le plus grand nombre d’agressions verbales et physiques, y compris les meurtres », souligne l’Inter-LGBT dans un communiqué.

Le soutien de l’entourage

Le spot met en scène une lycéenne trans, rentrant des cours avec le visage tuméfié, que le père cherche à endurcir physiquement pour pouvoir mieux se défendre. « En s’appuyant sur la relation d’un père et de sa fille trans, l’objectif de la campagne est de faire prendre conscience au grand public que, sans le soutien de son entourage, un(e) enfant ou adolescent(e) trans pourra très difficilement surmonter les épreuves de la vie, et notamment les agressions dont il ou elle risque d’être victime dès le milieu scolaire », explique l’Inter-LGBT.

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« C’est un message large, qui s’adresse à la fois aux familles, car une jeune personne trans non soutenue a beaucoup plus de chances de faire une dépression ou une tentative de suicide, mais aussi aux pouvoirs publics pour les pousser à mettre en place des outils contre la transphobie », a expliqué à l’AFP Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT.

 

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