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Alors on danse : collection capsule colorée pour Mosaert et Repetto

Élégance et exotisme pour cette collection capsule des plus réussies | © Mosaert

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Pour la 4e collection capsule de Mosaert, la marque de Stromae et son épouse Coralie Barbier, le duo créatif a choisi de s’allier avec Repetto. Plongée colorée dans la jungle du ballet. 

Côté pile, Stromae, l’artiste belge à la créativité débridée que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier de « nouveau Jacques Brel ». Côté face, Mosaert, un projet de passion et d’amour, puisque Stromae alias Paul Van Haver a fini par épouser la styliste de son label, Coralie Barbier. Ensemble, ils imaginent un vestiaire décalé et coloré qui invite à l’évasion et à l’anti-conformiste sans jamais compromettre sur l’élégance et la richesse des matières. Une esthétique résolument moderne qui a séduit la respectable maison Repetto, avec qui Mosaert signe une collection capsule.

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Imprimés colorés et pièces unisexe -Mosaert

De l’Afrique à l’Asie

Le résultat : quatre hauts, une paire de ballerines et des slippers en velours délicatement brodés dont les couleurs tendres et les motifs fleuris et animaliers ne sont pas sans évoquer avec chic et nostalgie les thèmes chers à l’Orientalisme. Dans une interview accordée à Grazia, Coralie Barbier a ainsi confié vouloir « s’éloigner un peu du wax africain, très présent sur les deux premières capsules. Nous voulions explorer d’autres inspirations, comme l’Asie, tout en piochant dans les codes Repetto : la gamme de couleurs de Degas, le flamant rose que l’on a mis sur pointes, comme symbole de l’élégance... » .

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Vestiaire unisexe

Une élégance qui se décline dans un vestiaire unisexe, pour permettre à ce couple à l’atelier comme à la ville de se partager ses créations. Inspirée notamment de la tapisserie japonaise, la collection garde un délicieux côté « dimanche à Bamako » grâce aux motifs répétitifs, réminescents du wax. Pas étonnant quand on sait l’importance de l’attachement de Stromae au continent. Un attachement empreint de réserve, à l’image d’un personnage public d’une grande pudeur. Au micro de Jeune Afrique, il confiait ainsi vivre son métissage « comme un équilibre impossible et comme une richesse incroyable.  Sur le plan musical, c’est vrai, je n’ai jamais été aussi proche de l’Afrique, (…) mais je ne veux pas jouer à l’Africain, débarquer sur scène avec un « salut mes frères et soeurs », tomber dans les clichés du retour aux racines et du I love Africa, alors que toute mon éducation, mon « making of », je les ai reçus en Belgique » .

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La collection emprunte aux codes de Repetto et aux inspirations exotiques – Mosaert

Passage en coulisses

Une Belgique où le Bruxellois fait figure d’enfant prodige, et où les fans attendent avec impatience un retour de Stromae à la musique. Un retour qui risque de se faire attendre encore un moment, s’il faut en croire ses confidences à Grazia. Ainsi, « je n’ai pas enterré Stromae, mais pour le moment, il n’a pas envie de chanter, et ce, pour une période indéterminée. Le fait d’être devant m’a un peu épuisé, donc je réapprends à faire le tri, à digérer tout ça. Mais une chose est sûre, j’ai envie de continuer à composer. Désormais, je veux collaborer avec des gens qui me sortent de ma zone de confort ». Par exemple, en emmenant l’enfant de Schaerbeek sur la pointe des pieds dans l’univers très fermé du ballet.

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