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Agathe Auproux : « J’ai été épatée par la bienveillance de l’équipe de TPMP »

"Je repense à ces personnes, notamment à l’école qui tentaient de nous "normer’" et de nous dire que pour faire ce métier, il fallait oublier ce qui faisait notre singularité pour rentrer dans le moule". | © Instagram

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Depuis quelques mois, Agathe Auproux a fait son entrée dans les rangs de l’émission « Touche Pas à Mon Poste ». Depuis, elle est au centre de toutes les attentions. Son enfance, sa carrière, son amour… Agathe Auproux se confie.

 

« Agathe s’est parfaitement intégrée sans pour autant abandonner sa singularité. Alors, explique-moi Agathe : comment tu as fait pour faire cela ? Explique-moi, parce que moi, je ne sais pas le faire ». Ces mots, ce sont ceux qu’Agathe Auproux a entendu le jour de son grand oral, dernier jour de ses longues années d’étude. Sa directrice de formation ne comprend pas son élève, ne parvient pas à la cerner. C’est là d’ailleurs tout le sel d’Agathe Auproux, chroniqueuse faite de paradoxes et de coups du destin.

Chevelure taillée au carré, lunettes rondes et moue boudeuse, Agathe Auproux a réussi à charmer Cyril Hanouna et ses téléspectateurs en l’espace de quelques apparitions. Sa place dans cette émission, qu’elle avoue avoir « toujours défendu », fait figure d’évidence. Et pourtant, rien ne destinait la jeune femme à être au centre de toutes les attentions.

Ado populaire et sérieuse

Agathe grandit à Guéret, dans la Creuse. Malgré le divorce de ses parents lorsqu’elle est au collège, elle vit « une enfance très heureuse, sans crise d’adolescence ». À l’école, elle est une élève sérieuse, « deal tacite » avec sa mère. Elle est aussi très appréciée de ses camarades : « Je faisais partie des élèves populaires, je pense. Comme c’est un tout petit établissement, c’est plus facile de sortir du lot. J’étais très sociable ». Pourtant, Agathe ne partait pas avec tous les avantages : « Ma mère était prof de français dans mon école, je l’ai eu en prof principale en sixième. Elle a essayé de m’avoir jusqu’à la troisième mais je lui ai dit : « Stop » ».

Malgré son franc parler, elle n’est pas du genre à jouer les rebelles incontrôlables. Calme et rigolote, sensuelle et enfantine, Agathe est l’une de ces jeunes femmes qui a toujours su allier les paradoxes.


Contrairement à l’image classique de l’élève populaire, Agathe n’écume pas les soirées adolescentes. « Je suis hyper casanière. Je ne sors pas, je ne bois pas, je ne fume pas. J’ai toujours été comme ça ».  Ses amis sortent tous les week-ends mais Agathe, elle, reste chez elle. Notamment pour son petit frère, Antoine : « Il a quatre ans de moins que moi. Quand j’étais ado et que mes parents ont divorcé, je ne voulais pas que ça ait d’impact sur lui donc je faisais en sorte que tout se passe le mieux possible pour lui. Je pensais beaucoup plus à lui qu’aux délires adolescent ».

Paris, je t’aime, moi non plus

Ce comportement protecteur, Agathe Auproux le tient de sa mère, assurément : « On est très fusionnels. Pour moi c’est un exemple, c’est la meilleure personne au monde. Si je pouvais rentrer à Guéret, tous les week-ends, je le ferais ». Rentrer chez elle, parce que si Paris lui a offert une carrière, Guéret lui donne un mode de vie. Alors la chroniqueuse télé tente de rentrer « le plus souvent possible ». Mais, « ça ne suffit jamais ».

On peut avoir un côté « pop star » et faire du bon boulot

D’ailleurs, Agathe Auproux a repoussé sa venue à Paris jusqu’au dernier moment : « Je n’étais pas vraiment à la hauteur de mes ambitions. Je me disais que ce serait trop dur, qu’il fallait connaître des gens. J’étais très impressionnée ». Puis au bout de trois ans de licence « marketing, gestion, etc… » à Toulouse, elle obtient un stage aux Inrockuptibles. Pour elle, c’est une évidence : « Après ce stage, je me dis que c’est tout simplement impossible que je retourne à Toulouse ou à Guéret. Il faut que je reste à Paris pour faire ce métier. Ca me plaît trop ». Mais très vite, la réalité la frappe : « Paris c’est tellement cher ! » Alors la jeune femme enchaîne les petits boulots : « Serveuse, hôtesse, tous les boulots possibles pour me payer mon premier appartement ».

Trop belle non ???? La paire de lunettes. Pas moi. Merci @atolstore_boucbelair et @pantosparis 🤓💙

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De stages au contrat pro, du CFPJ à la première embauche… Agathe Auproux avance sans regarder derrière. Pour elle, aucun regret, aucune mauvaise rencontre mais peut-être une pensée pour certains discours comme celui de sa responsable de formation: « Je repense à ces personnes, notamment à l’école qui tentaient de nous « normer’ » et de nous dire que pour faire ce métier, il fallait oublier ce qui faisait notre singularité pour rentrer dans le moule. Moi je pense qu’on peut avoir un côté « pop star » comme on a pu me le reprocher à l’école et en même temps faire du bon boulot ». Mais ils ne sont pas si nombreux à lui reprocher « ce petit quelque chose en plus ».

TPMP, une nouvelle famille

Agathe Auproux, repérée grâce à ses talents de serial tweeteuse, est invitée à participer à « Touche Pas à Mon Poste ». Alors qu’elle se fait maquiller en loge, Cyril Hanouna vient se présenter à elle : « On s’est tout de suite bien entendu. Je lui ai fait une remarque sur ses cheveux. Ca n’allait pas du tout (rires). Et il a rigolé ».

Je pense qu’ils sont devenus mes amis.

L’émission passe. Pour la chroniqueuse, l’expérience était celle d’une fois : « Ce n’était pas prévu que je revienne ». Mais le destin en décide autrement. « Le rédacteur en chef vient me voir à la fin de l’émission et me dit que je fais partie des sujets les plus tweetés pendant l’émission ». Pour Cyril Hanouna, il n’y a pas le choix : elle doit revenir. La jeune femme accepte et entre dans cette équipe qu’elle décrit comme « une famille ». « J’ai été épatée par leur bienveillance. Cyril nous appelle, nous engueule comme un père ». Depuis, elle s’y est même fait des amis : « Avec Thierry Morreau, Valérie Benaïm et Cyril, on s’écrit beaucoup, on s’appelle. Je pense qu’ils sont devenus mes amis ».

Désormais, la jeune femme fait l’objet de toutes les convoitises professionnelles. « On m’avait dit que je le regretterais, je n’ai jamais eu autant de propositions qu’aujourd’hui ». Une nouvelle vie sous le feu des projecteurs que son compagnon, Boris, supporte bien. Entre les deux, c’est l’amour fou depuis deux ans.

Une rencontre avec le destin

Quand elle aborde le sujet, Agathe Auproux est comme tout à coup habitée d’une lumière et pas seulement parce qu’elle est amoureuse mais parce que là encore, le destin a frappé sa vie sans qu’elle ne le décide : « C’est rigolo quand on y pense ». Alors qu’elle est encore en cours, Agathe change de moyen de transport pendant deux semaines : « L’école avait délocalisé temporairement nos salles de classe ». C’est alors qu’elle croise tous les matins un homme : « Il était magnifique. Pendant deux semaines, je me suis dit qu’il fallait que j’aille lui parler mais impossible. Je suis trop timide ». Alors les deux semaines passent et Agathe oublie. « Quelques temps plus tard, je me suis mise à Tinder, Happn etc… Et je parlais de foot avec un mec dont la photo ne montrait pas son visage, mais il était sympa et on rigolait bien ».

Si vous n’aimez ni l’amour ni le charisme ne likez pas cette photo

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Pas forcément convaincue par les rencontres en ligne, elle ne va pas plus loin. C’était sans compter sur sa bonne étoile. « Un jour j’étais hyper malade, je suis descendue au supermarché pour m’acheter des soupes histoire de me terrer pendant les prochains jours le temps de me remettre sur pied. Je n’étais clairement pas à mon avantage ». Alors qu’elle remplit son panier des mets les plus réconfortants, Agathe reconnaît une silhouette. « C’était le mec du bus… J’ai complètement paniqué. Je ne voulais pas qu’il me voie comme ça ! Mais il a réussi à me coincer. Et il me dit : « En fait, Agathe avant de se parler sur Happn, on se croisait dans le bus le matin ». Déflagration dans le corps : le mec du bus était le mec du supermarché et le mec de l’appli de rencontre ».

Je me laisse porter. J’attends que les choses me tombent dessus.

Finalement, ils se revoient, sortent ensemble. Pour elle, cette rencontre, c’est aussi un coup du destin. Ce fameux truc écrit qu’elle n’évoque que peu mais qui, elle l’avoue, est lié à sa nature : « Je me laisse porter. J’attends que les choses me tombent dessus. Je ne fais pas grand chose pour provoquer quoi que ce soit. Je ne provoque pas le destin ». C’est lui qui la provoque.

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