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Le champion cycliste Raymond Poulidor s’est éteint à l’âge de 83 ans

Raymond Poulidor décès à l'âge de 83 ans annoncé par L'Equipe.

Grand-père du coureur Néerlandais Mathieu van der Poel, Raymond Poulidor a vu sa carrière s'étendre sur 18 années. | © Photo by LIONEL BONAVENTURE / AFP

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Poupou, comme l’avait affecteusement renommé le public, était l’une des figures les plus populaires du cyclisme. Il avait fait ses armes au temps d’Eddy Merckx. 


L’annonce a été faite par le journal sportif l’Equipe ce mercredi matin. Qui d’autre pouvait annoncer la mauvaise nouvelle… Hospitalisé depuis le 8 octobre dernier en raison d’une grande fatigue, le coureur français est décédé à Saint-Léonard-de-Noblat dans sa commune du limousin, mercredi à 2 heures du matin, écrit le quotidien sportif français.

L’éternel second…

Sa carrière, marquée par sa rivalité avec son compatriote Jacques Anquetil, s’était achevée à la fin des années ’70. Sportivement, il demeure dans l’imaginaire comme l’éternel second, lui qui monta sur la deuxième marche du podium du Tour de France à huit reprises entre 1962 et 1976, sans en porter le maillot jaune une seule fois.

Raymond Poulidor est décédé à l'âge de 83 ans. Il était l'un des concurrents de Eddy Merckx.
Raymond Poulidor à gauche de Merckx. ©Belga

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Il a remporté cependant sept étapes du Tour. Champion de France en 1961, Raymond Poulidor a notamment inscrit à son palmarès aussi le Tour d’Espagne (1964), Milan-San Remo (1961) et la Flèche wallonne (1963), Paris-Nice (1972 et 1973) et le Dauphiné (1966 et 1969).

L’Equipe narre une anecdote illustrant la légende de « malchanceux » collée à Raymond Poulidor – « Sur le Tour 1968 qui fut, d’entre tous, celui qui lui était promis. C’était sans compter sur cette maudite étape menant à Albi, où Poulidor s’apprêtait à prendre un avantage décisif dans une échappée (en compagnie des trois futurs coureurs du podium final). Las, un motard le renversa, occasionnant un traumatisme crânien, un fracture du nez et son abandon. « J’ai été malchanceux, mais le vélo m’a donné plus qu’il ne m’a coûté », relativisait-il, au souvenir de ses avanies -. Il avait tiré un trait sur sa carrière de coureur en 1977, à 41 ans, restant jusqu’au bout présent dans le milieu du cyclisme où sa popularité n’a jamais failli.

Grand-père du Néerlandais Mathieu van der Poel, Raymond Poulidor a vu sa carrière s’étendre sur 18 années. Excellent grimpeur (vainqueur à trois reprises de la montée de Moutjuich en 65, 67 et 68), il a du composer aussi avec l’émergence d’Eddy Merckx au moment où il pouvait encore espérer gagner la Grande Boucle. Le « Cannibale » lui souffla aussi le maillot arc-en-ciel de champion du monde en 1974 à Montréal.

« Je suis content de ma vie », confia-t-il un jour. « Déjà, quand je courais, les autres me le reprochaient: « Alors toi, tu ne protestes jamais ? » Mais, contre quoi aurais-je protesté ? On nettoyait mon vélo, on me massait tous les soirs, j’étais logé, je mangeais bien, c’était la vie rêvée ».

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