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Fair Fashion : L’application qui vous dit quelles grandes marques respectent leurs travailleurs

marques de vêtements qui respectent leurs travailleurs

Sait-on réellement ce qui se cache derrière nos vêtements ? | © Victoria Strukovskaya/Unsplash

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Spoiler alert : Trop peu.

 

Décidément, l’industrie de la mode est loin de ne faire que des heureux. Non seulement, elle est l’un des secteurs qui polluent le plus, mais elle est aussi souvent remise en cause pour la manière dont elle rémunère ses travailleurs à l’autre bout de la planète et pour les conditions dans lesquelles ils travaillent. Pour aider les consommateurs dans leurs choix, des associations telles que Éthique sur l’étiquette et son pendant belge Achact qui travaille au soutien des travailleurs de l’industrie de l’habillement et qui milite pour le salaire vital, la transparence, le devoir de vigilance, la santé et sécurité ou encore la liberté syndicale. Il y a quelques années, le collectif a lancé une application, Fair Fashion, qui scrute ce qu’une centaine de grandes marques ont mis en place pour assurer à leurs employés le salaire vital.

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Les marques comme Zara, Promod, Adidas, Armani et même Carrefour sont passées au peigne fin. Elles ont été classées en fonction de leurs réponses données à plusieurs questions concernant différents domaines comme l’encouragement des syndicats, les références salariales ou encore la transparence. Elles sont alors classées du vert -pour les entreprises qui font un travail significatif pour le paiement d’un salaire vital décent à leurs employés – au violet – pour celles qui n’agissent pas pour faire en sorte que leurs employés soient payés suffisamment pour vivre. Spoiler alert : aucune entreprise n’est reprise dans la catégorie verte. En tout cas au moment où les enquêtes ont été menées, c’est-à-dire en 2013.

L'application Fair Fashion
L’application Fair Fashion. ©Fair Fashion

Qu’est-ce que le salaire vital ?

« Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine », stipule la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Or, la majorité des quelque 60 millions de travailleurs et travailleuses qui travaillent dans l’industrie textile à travers le monde sont loin de cette réalité. Et d’après la campagne Clean Clothes, seul le paiement d’un salaire vital leur permettrait de sortir de ce cercle vicieux de la pauvreté. L’organisation définit le salaire vital de la manière suivante : « une travailleuse reçoit, sans devoir faire des heures supplémentaires, un salaire suffisant pour couvrir les besoins de base de sa famille, comme la nourriture, le loyer, les frais médicaux ou l’éducation. Ce salaire doit par ailleurs laisser un montant disponible pour les dépenses imprévues ou l’épargne ».

Pour commencer à consommer de manière éthique, l’application permet vraiment d’ouvrir les yeux sur la question des conditions de travail dans lesquelles sont fabriquées nos vêtements. En avril, le collectif Achact devrait publier les résultats d’une nouvelle enquête auprès de marques et enseignes de mode, pour une mise à jour nécessaire des données récoltées jusqu’ici.

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