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Coronavirus : les 5 infos du jour à retenir

En Italie, ici à Milan, les derniers bilans officiels font état de 283 cas dont 7 décès au total. | © Photo by Miguel MEDINA / AFP

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Les agences de presse et les médias du monde entier ont multiplié les informations sur l’évolution de ce qui ressemble de plus en plus à une pandémie… Voici quelques infos importantes à retenir pour ce mardi 25 février !

 

Le virus gagne le reste de l’Italie

Dans un premier temps, c’est surtout la Vénitie et la Lombardie, des régions du nord de l’Italie qui étaient touchées par le coronavirus. L’un des derniers bilans officiels fait état de 283 cas dont 7 décès ce mardi en fin d’après-midi, soit une hausse de 54 cas par rapport à lundi. Et de nouveaux cas ont été détectés en Toscane (centre) et en Sicile (sud),ont annoncé les autorités, qui accueillent à Rome une réunion des ministres de la Santé des pays voisins pour adopter des règles communes.

Le principal foyer de l’épidémie a été identifié à Codogno, près de Lodi, à 60 km au sud de Milan. C’est dans cette localité de 15.000 habitants qu’avait été hospitalisé, mercredi dernier, Mattia, un cadre de 38 ans considéré comme le « patient 1 », d’où découle la majorité des cas recensés en Lombardie.

Par ailleurs, concernant les intentions de certains pays de limiter ou d’interdire le libre circulation des ressortissants italiens seraient, selon le Premier ministre italien, « injustes » et « inacceptables ». « L’Italie peut laisser voyager tranquillement ses concitoyens parce que nous sommes un pays qui a pris des mesures efficaces et qui dispose d’un système de santé excellent », a-t-il insisté.

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Au moins 110 Belges coincés sur l’île de Tenerife

Un policier espagnole devant l’hôtel dans lequel plus de 100 Belges sont confinés… ©BELGA PHOTO TONY CUADRADO

Les Affaires étrangères ont connaissance des 110 voyageurs belges qui ont réservé leur voyage via le tour-opérateur TUI et qui sont bloqués dans un hôtel à cause d’une alerte de coronavirus. Ils pourraient cependant être plus nombreux selon le ministère. Des Belges ont en effet peut-être réservé leur séjour indépendamment du tour-opérateur. Les Affaires étrangères ont légèrement modifié leurs conseils aux voyageurs pour l’Espagne. La Belgique conseille désormais de suivre les instructions des autorités locales, tout comme celles qui figurent sur le site web du ministère espagnol de la Santé.

Mardi matin,  la ministre de la santé Maggie De Block se voulait rassurante malgré le risque d’une arrivée en Belgique qui est réel. Il n’y a eu jusqu’ici qu’un seul cas connu, une personne rapatriée de Wuhan en tout début de mois. Cette unique personne testée positive au virus ne présentait pas de symptômes, et a pu reprendre le cours normal de sa vie après une période de quarantaine. Les autorités suivent la situation de près et tous les hôpitaux ont des « plans spéciaux » tels que ceux enclenchés face à une grippe aigüe, laisse-t-elle entendre.

Deux nouveaux pays européens « accueillent » leur premier cas

Le Premier ministre croate a annoncé mardi qu’un jeune homme revenu récemment d’Italie avait été contaminé, premier cas dans le pays et premier cas connu dans les Balkans. Le ministre de la Santé Vili Beros a précisé que le patient infecté avait séjourné en Italie, à Milan, du 19 au 21 février. L’Italie est séparée de la Croatie par la mer Adriatique.

Les autorités helvétiques ont aussi annoncé un premier cas de personne atteinte par le nouveau coronavirus sur leur territoire, dans une région proche de l’Italie. Ce cas a été découvert dans le canton italophone du Tessin, frontalier de l’Italie, a indiqué le canton sur son site internet. Des cas de la maladie apparue en Chine ont déjà été recensés dans les pays voisins, en France, en Allemagne, en Autriche ou en Italie.

Enfin, l’Espagne continentale a aussi détecté son premier cas… Ce premier cas a été rapporté par le département de la Santé de la Généralité de Catalogne. Il s’agit d’une femme habitant Barcelone et qui a voyagé ces derniers jours dans le nord de l’Italie. Davantage d’informations seront données vers 16h30.

Pandémie ou toujours épidémie… On se rapproche du premier scénario

Jusqu’à présent, l’OMS s’est refusé d’appeler le coronavirus ‘pandémie’. Ce sera peut-être le cas dans les heures ou les jours qui viennent. Car le virus continuait à tuer mardi, particulièrement en Iran, au Japon et en Corée du Sud, et la multiplication des cas de contamination accroissait les risques de pandémie, surtout dans les pays pauvres.

Avec cinq nouveaux pays touchés dans la seule journée de lundi (Afghanistan, Bahrein, Koweit, Irak, Oman), la maladie Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, plus d’une trentaine d’Etats où elle a fait au moins 41 morts et 2.500 cas de contamination. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti lque le monde restait menacé de « pandémie », à savoir une épidémie d’ampleur internationale et visible sur deux continents. Pour le moment, on continue de parler de foyers épidémiques.

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L’air chinois est plus… pur

Le blocage de plusieurs villes chinoises et les mesures contre la propagation du coronavirus ont un impact positif sur la qualité de l’air du pays, selon les données de l’instrument de mesure Tropomi à bord du satellite Sentinel-5 Precursor de l’Agence spatiale européenne.

La pollution au dioxyde d’azote au-dessus des grandes villes a diminué de 30% à 50% par rapport à la même période l’an dernier. L’impact est visible dans tout le pays. La Chine a brûlé moins d’énergies fossiles en raison de l’épidémie de coronavirus.

 

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