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Affaire DSK : Tristane Banon indignée par une interview au JT de France 2 en 2011

Tristane Banon DSK

Tristane Banon en octobre 2018. | © Jerome Domine/ABACAPRESS.COM.

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Tristane Banon est revenue sur le plateau de C à vous sur une interview donnée au JT de France 2 après son dépôt de plainte contre DSK pour viol en 2011.

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

Une interview qui la rend « complètement dingue ». En 2011, Tristane Banon accordait un entretien au JT de France 2 après son dépôt de plainte contre Dominique Strauss-Kahn, qu’elle accusait de l’avoir violée huit ans auparavant alors qu’elle l’interviewait. Au moment de cette plainte, Dominique Strauss-Kahn était déjà poursuivi dans l’affaire du Sofitel de New York pour l’agression sexuelle présumée de Nafissatou Diallo en mai 2011.

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Lors de l’entretien avec l’écrivaine, Davis Pujadas lui a demandé pourquoi elle avait attendu aussi longtemps pour porter plainte contre l’ancien directeur du FMI, si elle avait « été incitée, manipulée pour porter cette affaire en justice » ou encore de répondre aux dires de certains qui la décrivaient comme « quelqu’un d’instable » qui « aime le contact des gens célèbres » et qui cherche « à (se) faire de la pub ». Cette séquence a été rediffusée mardi dans C à vous, où Tristane Banon est venue parler du documentaire Chambre 2806: l’affaire DSK dans lequel elle témoigne. « La victime est devenue bourreau », constate Anne-Elisabeth Lemoine après les extraits de l’interview de l’ancien journaliste de France 2. 

« Ce serait impensable aujourd’hui »

« Cette séquence elle me rend complètement dingue parce qu’on est quand même en entrée d’un journal télévisé sur l’une des chaînes les plus vues du pays et il commence déjà par colporter des on-dit, des ragots. Ce serait impensable aujourd’hui. « On vous dit déséquilibrée ». Qui est « On »? On source l’information, qui est « On »? », se demande-t-elle, soulignant que depuis le mouvement #Metoo en 2017, la manière dont la parole des victimes présumées est considérée a évolué. « Il y a eu une révolution totale au moment de l’affaire DSK en 2011, la question fondamentale c’était de comprendre pourquoi j’avais porté plainte aussi longtemps après. C’était forcément suspect et c’était incompréhensible, même pour les Français qui voulaient me soutenir », a-t-elle rappelé, affirmant qu’aujourd’hui c’est une « question qui ne se pose plus ». « On ne voit jamais aujourd’hui une femme qui porte plainte à qui on dit « Pourquoi vous avez attendu aussi longtemps » »


En 2011, le parquet de Paris avait estimé que les faits relatés par Tristane Banon pouvaient être qualifiés d’agression sexuelle mais ne pas « avoir d’éléments de preuve suffisants pour engager des poursuites sur la tentative de viol ». Devant les enquêteurs, DSK avait reconnu avoir tenté d’embrasser la romancière. L’affaire avait été classée sans suite.

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