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« Falcon et le Soldat de l’hiver » – Marvel revient en force

"Falcon et le Soldat de l’hiver" - Marvel revient en force

Anthony Mackie (à g.) incarne Falcon, héritier du bouclier de Captain America, Sebastian Stan est le Soldat de l’hiver. | © Marvel Studios 2021.

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Disney+ mise sur l’action pure avec « Falcon et le Soldat de l’hiver », la série dérivée de Captain America. Rencontre avec ses deux (super) héros.

Déstabiliser les fans, c’est bien. Mais il ne faudrait pas non plus trop en abuser. Marvel avait frappé les esprits en janvier avec WandaVision, variation iconoclaste et décalée, autrement jouissive, d’un univers d’action pourtant très codé. Mais aujourd’hui, Falcon et le Soldat de l’hiver marque le retour de Marvel à ses fondamentaux : des super-héros, du muscle, de l’action et des effets spéciaux. Enfin, à ce que l’on peut entrevoir puisque le goût du secret, légendaire chez Marvel, interdit de visionner la série avant sa diffusion.

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« Il y est question des difficultés de succession, d’héritage », osent quand même Anthony Mackie et Sebastian Stan, quand on les retrouve pour une discussion évidemment virtuelle, l’un lové sur son canapé tout cuir chez lui à La Nouvelle-Orléans, l’autre le regard perdu sur l’horizon canadien. Le premier est Sam Wilson alias Falcon, digne héritier du bouclier de Captain America, le second, Bucky Barnes, alias le Soldat de l’hiver, tous deux apparus en 2016 dans Captain America : Civil War, dont la série s’inspirerait directement. Et comme souvent dans la galaxie Marvel, rien n’est jamais acquis.

Le gouvernement américain a préféré introniser son propre Captain America, John F. Walker, surnommé Super Patriote. Dans le même temps, le duo antagoniste devra affronter le méchant de « Civil War », incarné par l’acteur allemand Daniel Brühl, acoquiné à un groupe anarchiste, les Flag-Smashers. Pour les non-initiés, pas de panique : buddy movie, affrontements, divertissement, introspection et un brin de chronique politique seront au menu de ce qui fait depuis vingt ans la base narrative de Marvel. « Comment gère-t-on l’après-Blitz ? Comment évoluer dans un monde dont les codes ont changé, voilà ce que raconte la série, analyse Sebastian Stan. Comme souvent chez Marvel, les maux de la société contemporaine sont une source primordiale de la narration.

Avec un budget record de 25 millions de dollars par épisode, la série s’apparente à un film Marvel de presque six heures

De l’Amérique extrémiste de Trump à la condition des Afro-Américains jusqu’à la pandémie de Covid, faut-il y voir une parabole ? « Totalement », renchérit Anthony Mackie. Pour les deux acteurs, qui, à l’instar de Brie Larson (Captain Marvel) ou Elizabeth Olsen (Wanda Maximoff) avant eux, ont fait leurs classes dans le cinéma d’auteur (Moi, Tonya pour Stan, Démineurs pour Mackie), jouer aux super-héros s’apparente « à se retrouver dans un gigantesque parc d’attractions ». Et dans cette ambiance testostéronée, façon « Starsky et Hutch », pas forcément très #MeToo, « Falcon et le Soldat de l’hiver est pourtant une série où les femmes devraient jouer un rôle clé », tiennent à ajouter de concert les deux acteurs, confirmant ainsi les rumeurs d’un retour de l’ancienne agente du Shield Sharon Carter.

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Avec un budget record de 25 millions de dollars par épisode, la série, qui ne devrait pas connaître de deuxième saison, s’apparente à un film Marvel de presque six heures. De quoi faire patienter des fans que la fermeture des cinémas américains a laissés sur leur faim depuis un an, puisque la fin de la diffusion devrait coïncider avec le retour de Black Widow. Cette fois sur grand écran.

«Falcon et le Soldat de l’hiver», six épisodes, dès le 19 mars sur Disney+.

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