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Marthe Mercadier, « reine » du théâtre de boulevard, est décédée

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Marthe Mercadier et Marcel Phillipot dans la pièce "Tout Bascule" d'Olivier Lejeune lors d'un lever de rideau au théâtre Bobino à Paris, France, le 25 janvier 2005. | © Lucas Schifres/ABACA.

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Vedette du théâtre du boulevard entre les années 50 et 90, Marthe Mercadier s’est éteinte à l’âge de 92 ans.

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

Marthe Mercadier, l’une des vedettes du théâtre de boulevard entre les années 50 et 90, et malade d’Alzheimer depuis plusieurs années, s’est éteinte à l’âge de 92 ans, a annoncé sa fille mercredi à l’AFP. Hospitalisée il y a une semaine au centre de soins palliatifs de Puteaux (Hauts-de-Seine), « ma maman s’est éteinte ce matin vers 05H00. Elle souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années. Je l’ai accompagnée jusqu’au bout », a dit sa fille unique Véronique Néry à l’AFP.

Née le 23 octobre 1928 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), elle entre dans l’univers du spectacle à l’âge de 5 ans, lorsqu’elle danse aux côtés de la grande Joséphine Baker. Celle qui a commencé au théâtre comme souffleuse a joué dans près d’une cinquantaine de pièces, partageant la scène avec Bruno Crémer, Michel Galabru ou Louis de Funès. Elle a joué du Georges Feydeau, du Françoise Dorin, du Marcel Aymé et a triomphé dans des pièces comme Treize à table (1984) ou Le squat (2000). Elle devient populaire à la télévision, à la fin des années 1960, dans la série à succès, Les Saintes chéries, au côté de Micheline Presle et Daniel Gélin.

Elle aide son père dans la Résistance pendant la guerre

Sa carrière cinématographique, composée d’une quarantaine de films, débute en 1950 avec Souvenirs perdus de Christian-Jaque. En 1952, elle épouse le comédien Gérard Néry dont elle aura une fille, Véronique. Le couple se séparera 20 ans plus tard. Elle n’aura toutefois pas de rôle marquant à son actif. « Je n’ai jamais recherché les rôles valorisants. J’ai joué les ridicules, les paumées, les femmes rejetées, les idiotes. J’ai été plus vigilante pour ma vie de femme que pour ma carrière » cinématographique, a-t-elle dit en 1999 à la Dépêche du Midi.

Elle a produit également des films (en particulier le grand succès de Patrick Schulmann, Et la tendresse ? Bordel ! en 1979) et des pièces de théâtre. Dans sa jeunesse, elle aide son père dans la Résistance pendant la guerre et lance, à la fin des années 1940, sa première association humanitaire. Engagée dans diverses actions de lutte contre le bégaiement (enfant, elle bégayait) ou la mucoviscidose, elle a créé en 1979 une association d’aide aux déshérités d’Afrique qui l’occupa beaucoup.

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