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Sami Haenen condamné à 3 ans de prison pour délit de presse et menaces envers les femmes

Sami Haenen, assise liège

Le jury a considéré les menaces comme sérieuses. | © Belga Image

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Il a été reconnu coupable d’un délit de presse sur les réseaux sociaux en raison de menaces haineuses envers les femmes.

L’avocat général Brigitte Goblet a requis mercredi après-midi devant la cour d’assises de Liège une peine de 3 ans d’emprisonnement, assortie d’un sursis probatoire partiel, contre Sami Haenen, reconnu coupable d’avoir commis un délit de presse et des menaces verbales à l’égard des femmes. Ce Flémallois âgé de 34 ans était poursuivi pour avoir posté différentes publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il manifestait sa haine à l’égard des femmes. Il avait proféré des menaces d’attentat à l’égard des femmes ou des féministes et était suspecté d’avoir incité à la haine ou à la violence envers les femmes.

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Les faits s’étaient déroulés entre le 12 et le 19 octobre 2020. Sami Haenen promettait de devenir « le nouveau Elliot Rodgers », un tueur de masse. Dans ses différents messages, Sami Haenen affichait une haine viscérale envers les femmes et les féministes. Le jury l’a déclaré coupable d’avoir commis un délit de presse en menaçant par écrit, sur Facebook, les féministes et la majorité des femmes. Le jury l’a également reconnu coupable de menace verbales à l’égard des femmes qui le critiquaient à travers ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Pour ces deux préventions retenues, le jury a retenu que les propos formulés par Sami Haenen sont de nature à inspirer une menace sérieuse.

Risque de récidive

Sami Haenen a par contre été acquitté de la prévention d’incitation à la haine, ses injures virulentes ne constituant pas aux yeux des jurés une incitation à la haine ou à la violence. À l’issue de ce verdict de culpabilité, l’avocat général Brigitte Goblet a épinglé la personnalité narcissique, antisociale et paranoïaque de l’accusé. Un risque de récidive ou de passage à l’acte n’étant pas exclu, le ministère public a souligné l’importance d’assortir la sanction de mesures probatoires. L’avocat général a requis une peine de 3 ans de prison, avec sursis probatoire partiel, ainsi qu’une amende. Parmi les conditions probatoires pourrait figurer l’interdiction de diffuser de nouveaux messages sur les réseaux sociaux.

La défense de Sami Haenen a sollicité une brève pause d’audience avant sa plaidoirie sur la sanction à lui infliger. Les avocats pourraient solliciter les conditions probatoires réclamées par le parquet général. L’arrêt sur la peine est attendu en fin d’après-midi.

Par Belga 

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