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Pourquoi le réchauffement climatique pourrait nous rendre plus agressifs

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Image d'illustration. | © Unsplash

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Allons-nous devenir fous ?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser après que des recherches scientifiques aient confirmé le lien entre le réchauffement climatique et une exacerbation du taux de violence et de suicides. Des troubles de l’humeur et de l’anxiété pourraient également être générés suite à la hausse des températures à travers le globe.

Des études menées en Angleterre et au Pays de Galles ont montré que lorsque la température dépassait les 18°C, chaque augmentation de 1°C augmentait de 3,8% le risque de suicide. Une autre étude a démontré qu’entre 1996 et 2013, chaque augmentation de 1°C en Finlande a augmenté de 1,7% des crimes violents dans le pays. Au cours du siècle, le changement climatique va entraîner 22 000 meurtres, 18 000 viols et 1,2 millions d’agressions graves en plus selon une troisième étude.

Sommeil et sérotonine

En cause ? Un sommeil perturbé par les grosses vagues de chaleur et un niveau de sérotonine déséquilibré. Cette hormone est pourtant responsable d’ajuster nos sentiments, émotions et comportements. De l’irritabilité, de la frustration et de l’anxiété. pourraient résulter de cette situation. On peut également citer une forme de démence, de la dépression et une santé mentale perturbée (particulièrement chez les personnes déjà fragiles). Puisque les environnements urbains ont tendance à être plus chauds que les environnements ruraux, le phénomène devrait être exacerbé dans les villes, y compris la nuit.

Une autre raison qui pourrait expliquer l’augmentation de l’agressivité avec des chaleurs de plus en plus intense est l’inconfort provoqué par les températures élevées. « Quand les gens ont chaud, ils sont irritables. Ils sont plus sujets à la colère, plus frustrés et prennent des décisions de manière plus impulsive. Cela peut conduire à des altercations qui peuvent dégénérer », explique Brian Lickel a la revue Scientific American.

La solution ?

Parmi les pistes de solution pour apprendre à vivre avec cette hausse de température, on peut citer un meilleur aménagement urbain, de sorte à faire circuler davantage d’air dans les bâtiments, mais aussi des heures de travail réorganisées en cas de fortes chaleurs, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays du Sud. Une sensibilisation du public aux influences de la chaleur sur la santé mentale pourrait également être judicieuse.

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