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3 raisons d’aller voir Roméo et Juliette à l’abbaye de Villers-la-Ville

Roméo et Juliette à l'Abbaye de Villers-la-Ville

La pièce se joue à l'Abbaye de Villers-la-Ville jusqu'au 13 août ! | © Aude Vanlathem

Actualités

L’adaptation en spectacle du roman de William Shakespeare fait toujours son effet, surtout dans un cadre aussi magnifique que celui des ruines du site du Brabant wallon. Une sanglante histoire d’amour qui trouve troujours écho des siècles plus tard…

 

Par Laurent Depré

Après plusieurs étés marqués par la présence de la pandémie, on a pu assister avec grand plaisir au retour d’une super-production à Villers-la-Ville ! Roméo et Juliette est sans doute l’œuvre la plus connue de Shakespeare. Le livre est rempli de sentiments de vengeance, de haines familiales viscérales et d’amour impossible. Il est violent aussi puisque six personnes trouvent la mort…

Un drame romantique qui transporte le spectateur dans le Vérone de la fin du 16e siècle où les Montaigu et les Capulet ne peuvent se sentir. Roméo et Juliette, de part leur très jeune âge, gardent une fraîcheur et une modernité face au temps. Si l’on ajoute une mise en scène dynamique et un décors transposé à l’époque actuelle, cette histoire ne peut laisser indifférent. Voici pourquoi nous vous conseillons d’aller voir ce grand spectacle.

 

©Aude Vanlathem

Des références actuelles pour toucher un public plus jeune

On ne peut s’empêcher de penser que le metteur en scène Thierry Debroux a regardé avec attention les deux saisons de la série Netflix à succès La Chronique des Bridgerton. Nous sommes sur le même type de récit. Le mélange de costumes et langage de l’époque avec de la musique de 2022, c’est en effet bien joué !

Il y a aussi des références à d’autres séries comme lorsque le père Capulet (Thierry Janssen) lance un « Winter is over », clin d’oeil à Game of Thrones. Il y a également ce grand mur de tags et de graffitis qui orne la scène principale. Sans oublier une subtile dose d’humour qui touche les plus jeunes notamment via le rôle de la nourrice (Muriel Bersy) malgré le drame de l’histoire.

Un cadre exceptionnel pour une pièce mythique

On ne peut que le répéter, l’endroit donne à la représentation un supplément d’âme. Les éclairages ainsi que la nuit qui tombe sur les ruines offrent un décorum exceptionnel. Et cela prend tout son sens lorsque l’oeuvre proposée est celle de William Shakespeare. La dernière partie de l’oeuvre, forcément dramatique, y prend une ampleur incroyable. En témoigne le silence et le recueillement presque de l’assemblée. Alors que tous nous connaissons l’issue fatale de ces destins tragiques…

Le décor de la pièce en tant que telle, le public se déplace une fois dans les ruines pour revenir à la scène principale, est assez simple mais efficace permettant un dynamisme et une évolution de scène en scène parfaite.

Une troupe qui tient la route

La distribution est équilibrée et de qualité avec ce mélange de jeunes pousses et de « routiers » du théâtre francophone belge. À 24 ans, il s’agit sans doute du rôle le plus important de la jeune carrière de Mathilde Daffe (Juliette). Belle performance aussi pour son Roméo (Baptiste Blampain), un rien hésitant sur le début, qui campe un Roméo transi de passion, d’impatience et d’amour. Les compagnons de Roméo, côté Montaigu donc, Mercurio (Denis Carpentier) et Benvolio (Julien Besure) amusent la galerie !

Une bonne partie des comédiens a déjà travaillé, il n’y a pas si longtemps que cela, avec Thierry Debroux sur l’adaptation des Chevaliers de la table ronde. On retrouve d’ailleurs quelques humours similaires de cette pièce à succès dans ce Roméo et Juliette.

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

www.romeoetjuliette2022.be
Tarif unique : 38 €/ place.
Représentation à 21h – Ouverture des portes à 20h30.
Jusqu’au 13 août 2022
Info-Tickets: 070/224.304

 

©Aude Vanlathem

 

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