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L'Europe menace de taxer les Harley Davidson et les Levi's américains

La volonté du président américain a été critiquée dans le monde entier. | © AFP

Economie

La semaine dernière, Donald Trump indiquait vouloir taxer les importations de certains produits aux États-Unis. Le ton est rapidement monté entre l'Europe et les USA, tandis que le sepctre d'une guerre commerciale se dessinait peu à peu. Ce lundi, le président américain a affirmé qu'il reviendrait sur ces taxes. Mais pas à n'importe quel prix. 

Le président américain Donald Trump a affirmé ce lundi qu'il reviendrait sur son idée hautement controversée d'imposer prochainement de fortes taxes douanières sur l'acier et l'aluminium. À condition... qu'un nouvel accord de libre-échange nord-américain Aléna "juste" soit signé. "Nous avons de profonds déficits avec le Mexique et le Canada. L'Aléna, qui est en cours de renégociation en ce moment même, a été un mauvais accord pour les États-Unis. Énormes délocalisations d'entreprises et d'emplois. Les taxes sur l'acier et l'aluminium seront retirées uniquement si un nouvel accord juste de l'Aléna est signé", a écrit Donald Trump sur Twitter.

Les trois membres de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) - États-Unis, Mexique et Canada - sont engagés dans un septième et difficile round de renégociation, qui doit s'achever ce lundi. Donald Trump a par le passé qualifié cet accord de "désastre" pour les emplois aux États-Unis.

 

Être "aussi stupide" que les États-Unis

La semaine dernière, Donald Trump avait annoncé, au débotté, qu'il comptait prochainement imposer des droits de douane de 25 % pour l'acier et 10 % pour l'aluminium, provoquant un tollé mondial. Suite à cette annonce, l'Union européenne avait rétorqué vendredi préparer des mesures de rétorsion sur des entreprises dont le constructeur de motos Harley-Davidson, le whiskey bourbon et le fabricant de jeans Levi's. Si les États-Unis veulent instaurer des barrières, « nous serons aussi stupides » qu’eux, a averti Jean-Claude Juncker, précisant qu’il aurait « préféré que nous ne le faisions pas ». « Je regrette son choix (…) mais l’Europe doit se défendre et elle va se défendre », a-t-il encore ajouté.

 

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a affirmé ce week-end que l'Europe ne se laisserait pas faire. AFP

En apprenant la nouvelle, Donald Trump a menacé de taxer les voitures européennes. "Si l'UE veut encore augmenter les taxes et les barrières déjà énormes sur les sociétés américaines qui font des affaires là-bas, nous appliquerons simplement des taxes sur leurs voitures qui entrent librement aux États-Unis. Ils rendent la vente de nos voitures (et d'autres choses) impossibles là-bas", a écrit le président américain, toujours sur son compte Twitter, dénonçant un "gros déséquilibre commercial".

Depuis quelques jours, les réactions fusent des quatre coins du globe. De Pékin, à Londres en passant par Paris et Berlin, personne ne veut payer l'addition au nom du protectionnisme américain.

 

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