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L’argent des Diables dort (aussi) au Luxembourg

Le capitaine de l'équipe Eden Hazard est également concerné. | © ©BELGA PHOTO BRUNO FAHY

Economie

Les footballeurs belges ont fait migrer une partie de leur argent de la Grande-Bretagne au Luxembourg, sans passer par la Belgique.

Une dizaine de footballeurs des Diables rouges disposent d’une société au Luxembourg, pour un total d’actifs se montant à 14 millions d’euros, rapportent Le Soir et De Tijd samedi, dans le cadre de leur enquête commune « LuxFiles » sur les extraits du registre de commerce du Luxembourg. Parmi ces sportifs figurent Eden Hazard, Thibaut Courtois, les frères Lukaku, Kevin De Bruyne, Kevin Miralla, Divok Origi, Yannick Carrasco, Nacer Chadli et Marouane Fellaini. Le total des actifs de ces joueurs s’élève à 14 millions d’euros et ensemble, leurs sociétés luxembourgeoises ont généré entre 2013 et 2016 un bénéfice cumulé frôlant les huit millions d’euros. Et payé, selon les cas, entre 5,2 et 15,9 % d’impôts.

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Exonération britannique

La plupart des ces joueurs ont évoluée dans le championnat anglais, or la Grande-Bretagne accorde à ses résidents qui ne sont pas de nationalité britannique une exonération des revenus engendrés à l’étranger. Une partie des bonus octroyés par la Premier League à ses joueurs est souvent convertie en droits à l’image. Une partie de ces droits (autour de 20 %) est considérée comme ayant été générée en Grande-Bretagne et donc soumise à l’impôt local. Le solde peut prendre le chemin de l’étranger : pour les sportifs belges qui veulent optimiser cette part de leurs revenus, ce sera généralement au Luxembourg où le régime des droits à l’image y est particulièrement favorable.

©BELGA PHOTO BRUNO FAHY

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Les footballeurs ne sont pas les seuls sportifs belges à se retrouver dans le registre de commerce grand-ducal. Philippe Gilbert y dispose ainsi d’une société dont le champ d’action se limite strictement aux revenus mobiliers, exonérés d’impôts.

Avec Belga

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