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L’ex-société belge Take Eat Easy attaquée en justice en France

Take Eat Easy

Take Eat Easy avait déclaré faillite en 2016 | © BELGA PHOTO

Economie

Une centaine de coursiers français accusent au pénal l’ex-société belge Take Eat Easy de travail dissimulé, emploi de main d’œuvre illégale et fraude à la TVA, révèle ce mardi le quotidien Le Soir.

Lundi, 109 coursiers français représentés par l’avocat Kevin Mention ont déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris. L’action au pénal vise la société ainsi que ses quatre anciens dirigeants, selon Le Soir, qui a consulté un document d’une trentaine de pages comprenant des déclarations, des e-mails, des statuts sur les réseaux sociaux, des fiches de paie, etc. Les livreurs accusent l’ancienne plateforme de livraison de repas à vélo de travail dissimulé et relèvent la relation subordonnée entre les coursiers et l’entreprise.

Pas de contrat de travail

Environ la moitié des plaignants affirme n’avoir jamais signé de contrat de travail avec la start-up, ni disposer de numéro d’autoentrepreneur (statut propre à la législation française). Le document accuse également Take Eat Easy « d’emploi de main-d’œuvre étrangère non autorisée à travailler en France« , d’après Le Soir. Take Eat Easy avait déposé le bilan en juillet 2016, après deux ans d’activité.

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Née de la collaboration entre quatre amis d’enfance, la Start-up avait vu le jour à Bruxelles, et s’était rapidement développée dans les autres grandes villes belges avant de se lancer à l’assaut de Paris. Ancêtre de Deliveroo ou Uber Eats dans la région, elle mettait en contact restaurants et clients affamés via un système de coursiers dont le parcours pouvait être suivi en temps réel. Take Est Easy était parvenue à lever pas moins de 16 millions d’euros pour soutenir ses activités mais brûlait trop de cash pour soutenir ses investisseurs. Présente dans 20 villes, la start-up employait 160 personnes au moment de sa faillite.

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