Paris Match Belgique

La STIB se féminise chaque jour un peu plus

« Ce qui me plaît le plus, c’est de conduire les enfants à l’école, les adultes au boulot, et les personnes âgées rendre visite à leur famille» (Sarah, 38 ans) | © STIB

Contenu de marque Economie

Évolutions technologiques et techniques obligent, la STIB recrute actuellement du personnel. Les femmes, encore minoritaires au sein de l’entreprise, y occupent une place de plus en plus importante.

 

Il y a dix ans encore, s’adresser à une femme chauffeur de bus ou de métro relevait de l’exceptionnel. Ces dernières années, évolution des mœurs oblige, les femmes sont de plus en plus nombreuses à piloter un bus ou un tram dans la capitale. En 2018, en effet, le nombre de femmes à la STIB a fait un bond de près de 11% (31% entre 2015 et 2018). « Sur 9 000 collaborateurs à la STIB, nous dénombrons aujourd’hui 968 femmes, confient Isabelle André (responsable du recrutement ouvrier) et Cindy Arents (porte-parole de la STIB). Il s’agit de chauffeurs, mais aussi d’informaticiennes, de techniciennes, d’ingénieurs, etc. ».

Afin d’attirer les femmes et de changer les mentalités, la STIB a mené des campagnes de recrutement pour attirer spécifiquement la gent féminine. « Nous avons notamment participé à des salons de l’emploi réservés aux femmes. Nous avons remarqué que les femmes qui osaient sauter le pas en incitaient d’autres à le faire, avec un bel effet boule de neige à la clé. »

Homme ou femme, du pareil au même

« Chez nous, les emplois sont aussi bien accessibles aux hommes qu’aux femmes, cela ne fait pas de différence. L’image de la STIB a longtemps été associée aux hommes, mais nous voulons aujourd’hui changer cette perception. Et d’ailleurs, cela fonctionne : de plus en plus de femmes postulent et se font engager chez nous. »

Il est vrai que pour conduire un bus, par exemple, les qualités requises sont autant à la portée d’une femme que d’un homme. « Il faut répondre aux demandes des clients, transporter les passagers en toute sécurité, gérer la circulation en ville, respecter les horaires, conduire d’une main souple pour le confort du client, être fair-play avec les autres usagers de la route, pratiquer une conduite défensive pour éviter tout accident, connaître l’ensemble des lignes de son réseau, avoir une excellente connaissance de la route et une grande flexibilité. »

La STIB engage

« J’apprécie tout particulièrement la multiculturalité à la STIB. On y trouve des hommes, des femmes, tous les âges et origines confondus. » (Chaïmae, 30 ans) ©STIB

Évolution technologique oblige, la STIB connaît de nombreux changements à l’heure actuelle : apparition des bus électriques et hybrides, refonte de l’ensemble du réseau bus (déjà en cours et qui se poursuivra dans les prochains mois), nouvelles lignes et arrêts dans des quartiers encore peu desservis par la STIB aujourd’hui… « Afin de mettre en place toutes ces améliorations, nous avons besoin de personnel. Dans ce cadre, la participation active des femmes dans la société prend tout son sens. »

Quels avantages ?

Être engagé par la STIB offre de nombreux avantages. Une particularité à laquelle les hommes comme les femmes se montrent sensibles. Non seulement conduire un bus, un tram ou un métro permet d’éviter toute routine (chaque journée est différente), mais aussi d’être en contact permanent avec les clients (un peu moins pour le métro). La dimension humaine est donc fondamentale. L’ambiance entre les membres du personnel est en outre excellente. « L’entente est vraiment cordiale au sein du dépôt, ce qui crée un sentiment d’appartenance plus important encore dans la structure. » De plus, la STIB offre des formations (tant pratiques que théoriques) à son personnel afin d’accroître son potentiel. Enfin, la société accorde de nombreux avantages extra-légaux, qu’il s’agisse d’une assurance-groupe ou hospitalisation, du nombre de jours de congé par an, etc. « La STIB donne également la possibilité de faire carrière et de décrocher des promotions. »

Comment devient-on chauffeur de bus ?

Pour prétendre à la fonction, le ou la postulant (e) doit être en possession d’un permis B (permis classique voiture) et être âgé (e) d’au moins 21 ans. « Après avoir passé des tests de sélection et un entretien d’embauche, le ou la candidat (e) suivra plus de 40 jours de formation en interne, afin de décrocher le permis D – il s’agit d’un permis BUS/CAR. Nos agents sont également formés à la deuxième langue nationale. »

Femmes chauffeurs de bus : ce qu’elles en disent…

Pour la plupart des femmes chauffeurs de bus, les principaux avantages à embrasser la carrière tiennent à sa dimension sociale, au fait d’appartenir au plus grand employeur de Bruxelles, à jouer un rôle au niveau de la mobilité et de l’écologie, sans oublier la possibilité de faire carrière.

Infos : www.stib.be

CIM Internet