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Investir dans Cera ? « En plus de l’intérêt éthique, la coopérative offre bien d’autres avantages »

Depuis un certain temps, les Belges sont sensibles aux investissements durables. | © DR

Economie

Bernard Keppenne pose son regard d’analyste sur les parts coopératives Cera. En toute transparence, il répond aux questions que se pose tout investisseur en abordant aussi bien les risques que les intérêts, tant sur le plan financier que sociétal, de ce genre de placement.

 

Paris Match. Quel est le rôle d’un chef économiste dans une banque comme CBC ?
Bernard Keppenne. Mon rôle consiste à analyser la situation économique au niveau belge, européen et international, tant pour les clients que pour la banque. Comme j’assure également la visibilité de celle-ci, je donne de nombreuses conférences et je tiens, tous les matins, un blog sur les marchés financiers.

La question qui vient évidemment à l’esprit est de savoir quelles sont, selon vous, les tensions les plus susceptibles de mettre à mal notre économie dans un avenir proche ?
Dans l’immédiat, la préoccupation majeure concerne le Brexit, même si la situation semble vouloir s’éclaircir, encore que rien ne soit joué. Maintenant que le premier ministre Boris Johnson est sorti vainqueur des élections, la Grande-Bretagne devrait quitter l’Union le 31 janvier 2020. Ce sera un soulagement pour les marchés, qui détestent les incertitudes engendrées par des reports incessants. L’autre préoccupation concerne la guerre commerciale que se livrent les États-Unis et la Chine depuis dix-huit mois. Nous savons qu’à la veille des élections américaines, Trump aura besoin d’un accord. Donc, dans les deux cas, la tension devrait se résorber au profit d’un nouvel équilibre.

Bernard Keppenne, chef économiste 
de CBC Banque.©DR

En tant qu’expert financier, que pensez-vous des parts coopératives Cera, du point de vue de leur attractivité, mais aussi des risques ?
Une récente enquête Ipsos, menée dans le cadre de l’Observatoire de l’épargne initié par CBC, a démontré qu’un Belge sur deux était sensible aux investissements durables et considérait que ceux-ci pouvaient être un facteur de changement. Cela signifie que les investissements dans les parts Cera rejoignent clairement les préoccupations des épargnants belges actuels. Tout ce qui se passe autour de NewB est d’ailleurs le reflet d’une préoccupation qui va dans ce sens. Cera en est un véritable précurseur et a apporté la preuve avant tout le monde que ce système fonctionnait. L’intérêt éthique est évident. Mais les parts Cera offrent aussi d’autres avantages, comme la diversification en termes de placements et la recherche d’un rendement supérieur aux 0,11 % actuels du carnet d’épargne. Ces dernières années, les parts Cera ont rapporté de l’ordre de 3 %. Mais, bien sûr, il s’agit d’une perspective sans garantie pour l’avenir, car les dividendes du passé ne préjugent en rien de ceux du futur. Il existe aussi un risque puisque, dans le pire des scénarios, on pourrait perdre son investissement, comme avec n’importe quelle action. Cela étant dit, dans le cas de Cera, compte tenu de la santé actuelle du groupe belge KBC dont la coopérative est l’actionnaire de référence, le risque semble considérablement limité.

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« En conservant un actionnaire stable en Belgique, on est moins exposé aux aléas de la situation internationale »

Vous soulignez le fait que la coopérative Cera assure l’ancrage du groupe KBC en Belgique. C’est un atout non négligeable ?
Absolument. Il est fondamental que nous ayons encore en Belgique un acteur capable de suivre les entreprises dans tous leurs besoins et opérations de couverture, change, taux d’intérêt, exportations, paiements, agrandissements et transmissions d’entreprise… Bref, un acteur qui connaît bien le tissu industriel et sa région, comme c’est le cas avec KBC pour la Flandre, KBC Brussels pour Bruxelles et CBC pour la Wallonie. C’est aussi un atout sociétal car, en ce qui nous concerne, nous donnons la garantie que l’épargne belge soit affectée à des hôpitaux, des écoles, des ménages ou des entreprises en Belgique. Nous ne dérogeons jamais à cette règle. Investir dans des parts Cera représente donc la possibilité de conserver cette dynamique positive : en conservant un actionnaire stable en Belgique, nous sommes moins exposés aux aléas de la situation internationale.

À quels types d’investisseurs s’adressent les produits comme les parts Cera ?
À priori, à tous les investisseurs sensibles à l’impact social, et ils sont de plus en plus nombreux. On ne peut plus se voiler la face, que ce soit en Belgique ou ailleurs : il faut agir et la coopérative Cera peut être un levier crédible et efficace dans l’évolution de la société par son soutien à de nombreux projets sociétaux. Le deuxième intérêt à devenir coopérateur, ce sont toutes les ristournes auxquelles celui-ci a accès dans des secteurs d’activité qui plaisent à tout le monde, que ce soit sur le plan des loisirs ou de la consommation. Enfin, les parts Cera apportent une réponse à la stratégie de diversification recherchée par tant d’investisseurs.

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Les Belges sensibles aux investissements durables

48 % des Belges connaissent l’existence des investissements durables.
55 % les associent à la sauvegarde de la planète.
57 % des Belges estiment qu’investir durablement peut être un moteur de changement au niveau sociétal, économique et environnemental.
6 investisseurs sur 10 seraient prêts à remplacer leurs investissements classiques par des investissements durables.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la coopérative Cera, rendez-vous directement sur leur site internet.

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