Paris Match Belgique

Investir dans Cera : « Nous pouvons tous ajouter notre pierre à l’édifice d’un monde meilleur »

Carmen de Crombrugghe (coordinatrice de projets sociétaux) et Christophe Kevelaer (conseiller). | © ©DR

Economie

Investir dans la prospérité et le bien-être, c’est possible. C’est même une réflexion importante au moment où le monde vit des moments difficiles.

 

Par Philippe Fievet

Depuis plusieurs semaines, vous avez pu découvrir que la coopérative Cera, actionnaire de référence du groupe KBC/CBC, investit une partie importante de ses revenus dans le social, le bien-être et la prospérité de tous, notamment en Wallonie, à travers ses conseils consultatifs régionaux. Carmen de Crombrugghe et Christophe Kevelaer, respectivement coordinatrice et conseiller de projets sociétaux, expliquent les motifs et le fonctionnement de cette contribution sociétale.

« NOS SOCIETAIRES DISPOSENT D’UN BUDGET A PARTIR DUQUEL ILS VONT POUVOIR SOUTENIR DES PROJETS AXES SUR L’HUMAIN »

Paris Match. Qu’entend-on exactement par projets sociétaux ?
Christophe Kevelaer. Nos sociétaires, c’est-à-dire tous ceux qui ont pris des parts dans la coopérative Cera (NDLR : à partir de 50 euros), sont regroupés dans des conseils consultatifs régionaux et disposent, à ce titre, d’un budget à partir duquel ils vont pouvoir soutenir chacun une dizaine de projets par an axés sur des domaines tels que l’inclusion sociale, la pauvreté, les services et les soins à la collectivité (santé mentale, handicap, jeunes soustraits à l’autorité parentale…), l’art et la culture, ou encore tout ce qui relève du domaine de l’initiative locale pour l’enseignement et la jeunesse (français et langue étrangère, projets pédagogiques à l’école, mouvements de jeunesse de toutes les obédiences). Il s’agit donc de coups de pouce financiers – dont le montant maximum est de 3 000 euros – auxquels les associations concernées peuvent prétendre simplement en remplissant un formulaire sur notre site internet.
Carmen de Crombrugghe. A côté de ces interventions locales, notre coopérative scelle aussi des partenariats d’envergure avec des coupoles ou fédérations représentant un ou plusieurs secteurs. Il s’agit alors de démultiplier un projet pilote, de mener une campagne de sensibilisation, de créer un réseau apprenant autour d’une thématique jetant des ponts entre deux secteurs (santé mentale et pauvreté, technologie et handicap, agriculture et coopération), etc. Pour y prétendre, contrairement au régional, il n’y a pas de formulaire à remplir en ligne. Ces projets ambitieux dits « nationaux », pour lesquels les aides peuvent atteindre entre 10 000 et 50 000 euros annuels sur une période de trois ans, sont coconstruits dès le départ avec Cera.

Lire aussi > Investir dans Cera ? « En plus de l’intérêt éthique, la coopérative offre bien d’autres avantages »

« NOTRE SEUL OBJECTIF EST DE PRODUIRE UN IMPACT POSITIF, LE PLUS LARGE POSSIBLE, SUR LA SOCIETE BELGE »

 

 Projet d’hippothérapie, activités artistiques et d’éveil, découverte des sciences,… Cera soutient de nombreuses initiatives locales relatives à l’enseignement et à la jeunesse. ©DR

Les décideurs qui retiennent les projets ne sont donc pas les mêmes s’il s’agit d’initiatives locales ou nationales ?
Christophe Kevelaer. En effet, au niveau régional, ce sont les représentants de nos coopérateurs regroupés dans les conseils consultatifs régionaux qui vont prendre la décision. Chacun de ces conseils sont totalement indépendants l’un de l’autre, même s’ils sont soumis à des règles communes.
Carmen de Crombrugghe. Au niveau national, les projets sont élaborés en concertation avec Cera et les autres partenaires financiers. Ils sont soumis à l’avis du groupe pilote interne du domaine concerné, puis à la décision par la direction.

Cera n’est ni une fondation, ni un sponsor, ni un mécène. Alors, sur le plan financier, où se situe, pour Cera, le retour sur investissement ?
Carmen de Crombrugghe. En effet, Cera n’est ni une fondation, ni un sponsor. Nous sommes une coopérative qui se définit comme un investisseur sociétal, ce qui signifie que nous n’attendons aucun retour financier. Notre seul objectif est de produire un impact positif, le plus large possible, sur la société belge. C’est une façon d’agir peu commune, je vous l’accorde, mais nos près de 400 000 sociétaires/coopérateurs répartis dans toutes les régions du pays, qui prennent des parts dans Cera pour donner plus de valeur à leur argent, nous confient cette mission d’investir dans le bien-être et la prospérité.

Lire aussi > La coopérative Cera : viser l’impact sociétal plutôt que le profit à tout prix

Les adultes aussi peuvent introduire des projets qui améliorent le bien-être et la qualité de vie. ©DR

Quelles sont les conditions de recevabilité pour obtenir un soutien financier ?

« Les projets doivent se concrétiser dans notre pays et faire partie de la liste des domaines sociétaux que nous avons évoqués », précise Christophe Kevelaer. « Il n’y a pas d’aide individuelle, le soutien vise toujours un grand groupe de personnes, sans qu’il y ait une dimension commerciale ou un but lucratif. Et, bien sûr, le projet doit refléter les valeurs de la coopérative, c’est-à-dire la participation, la solidarité et le respect de chacun. Enfin, pour les projets régionaux, trois années au moins doivent s’écouler entre deux projets d’un même demandeur et il doit être exécuté après la réunion du conseil consultatif régional. » « Nous avons pour but de faire levier pour la société en apportant des réponses pertinentes face à des besoins cruciaux », surenchérit Carmen de Crombrugghe.

« Cette volonté s’inscrit d’ailleurs dans la triple proposition de valeurs faite à nos coopérateurs : perspective d’un dividende annuel, avantages sur des biens et des services, mais aussi contribution sociétale permettant d’ajouter sa pierre à l’édifice pour un monde meilleur. L’idée est chaque fois d’apporter une plus-value maximale et de développer des solutions innovantes, transversales et durables, condition sine qua non de notre soutien au niveau national. »

 

De par son histoire, l’agriculture et l’horticulture restent un domaine cher au cœur de la coopérative Cera. ©DR

Comment introduire une demande de soutien financier ?

Il est possible de soumettre une demande de soutien financier pour un projet régional tout au long de l’année, dans le respect des dates limites d’introduction des trois cycles annuels (prochaine échéance le 9 septembre). Si le projet cadre avec les domaines dans lesquels la coopérative Cera investit, et correspond à certains critères, complétez le formulaire de demande standardisé sur notre site internet. Qui sait, votre projet pourrait ainsi rapidement devenir réalité.

INFOS
WWW.CERA.COOP/FR/CONTRIBUTION-SOCIETALE

 

CIM Internet