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La STIB : Une grande famille pour un métier épanouissant

La STIB un exemple en matière de diversité culturelle, attentive à offrir un lieu de travail à taille humaine. | © Stib

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Premier employeur de la région bruxelloise, la STIB se veut être un exemple en matière de diversité culturelle et est particulièrement attentive à offrir un lieu de travail à taille humaine, avec une variété de tâches et de profils professionnels considérable. De conductrice à dispatcher, d’informaticien à électromécanicienne, d’employé à agente de sécurité, au masculin comme au féminin, chaque poste permet de se réaliser dans son job et d’apporter le meilleur de soi-même.

 

Par Philippe Fiévet

Honneur aux dames ! Elles ne représentent encore qu’un peu plus de 10% du personnel, mais d’années en années, elles sont de plus en plus nombreuses à rejoindre la STIB. Car la société, constituée de 9.600 travailleurs, est constamment à la recherche de profils féminins dans ses nombreux emplois à pourvoir parmi la multitude de métiers que compte l’entreprise.

Un bus à tout prix !

C’est dire si les femmes ont un bel avenir devant elles ainsi que le confirme Fatima Rakhis, conductrice de bus depuis bientôt deux ans. « Pour chacun et chacune d’entre nous, il y a toujours moyen de bifurquer et de changer d’orientation au sein de l’entreprise qui organise régulièrement des tests et des concours pour le personnel qui le souhaite. » Mais Fatima s’empresse d’ajouter qu’en ce qui la concerne, elle n’envisage pas une telle option car elle se plait dans son poste de conduite. « Je ne suis pas fan de la sédentarité, j’aime bouger et affronter les aléas de la circulation, reconnaît-elle, car il y a toujours de l’inattendu, des défis à relever et chaque journée est différente. »

La routine, ce n’est décidément pas pour elle et elle s’empresse de rassurer tout de suite ses éventuelles interlocutrices : un bus se conduit aisément et ce n’est absolument pas un problème pour une femme de diriger ces mastodontes. Mieux, cette facilité s’applique à tous les types de bus, les standards, les articulés et les nouveaux bus hybrides à bord desquels la nouvelle technologie embarquée qui mise sur le tout digital facilite encore plus les manœuvres !

Sa préférence ? « Les bus articulés parce que le poste de conduite est plus confortable ; on a l’impression d’être comme une pilote, à l’abri et en sécurité, avec à sa disposition un équipement complet. » Quant à la relation avec la clientèle, il y a, comme le reconnaît Fatima « des jours avec et des jours sans, avec parfois quelques malentendus », mais elle s’accorde à reconnaître que les bonjours, les mercis et même les sourires ne sont pas rares.

« Il est certain, poursuit-elle, que la crise sanitaire actuelle a compliqué les choses, mais le respect des gestes barrière est devenu une évidence pour le personnel. La STIB faisant partie des services essentiels aux citoyens, j’ai été fière de continuer à travailler durant cette période difficile et ai pleinement pris conscience de ma contribution à l’intérêt public ».

À la dernière question qui lui est posée, Fatima répond avec un large sourire reconnaissant : « Le grand avantage de la STIB, c’est à la fois la stabilité d’emploi et le fait qu’on se sente appartenir à une même grande famille. Ce qui signifie que si vous avez un problème de santé ou un problème familial nécessitant un changement d’affectation, l’employeur trouve tout de suite une solution pour le bien-être de chacun », ajoute-t-elle en insistant sur le fait qu’elle aime son travail et n’envisage absolument pas d’en changer, sauf peut-être à long terme, mais toujours dans la même direction, pourquoi pas, sur une ligne de métro ?

 

Fatima Rakhis, conductrice de bus depuis deux ans. ©Stib

D’une promotion à l’autre

Changement de perspective avec Mouhsine Jebari, un gaillard qui a de la bouteille puisque cela fait vingt-quatre ans qu’il travaille à la STIB. Son parcours est particulièrement intéressant. Il débute sa carrière en tant que conducteur de tram pour ensuite être nommé contrôleur. Quelques années plus tard Mouhsine devient superviseur, puis manager d’intervention, un poste à responsabilités qui lui permet d’intervenir sur le réseau en temps réel afin d’assister les conducteurs de régler toutes les anomalies susceptibles d’être rencontrées sur les lignes de tram.

Les années passent et on le retrouve toujours fidèle à son employeur mais à titre de dispatcher. Certes, il n’est plus sur le terrain mais dans les coulisses, dans une salle, devant ses écrans de contrôle, avec quelques vingt-cinq collègues dont seulement une femme, régulatrice. On peut dire que la mixité est donc encore largement relative. Il faut reconnaitre qu’un tel métier offre beaucoup de satisfactions. Outre celle de prendre du galon, Mouhsine mise sur l’élargissement de ses compétences. Il ne s’en prive pas et, sans être une bête de concours, reconnaît l’ambition qu’il faut pour gravir les échelons. « Un des grands avantages de travailler à la STIB, estime-t-il, c’est que nous avons tous le sentiment d’appartenir à une grande famille, solidaire, et cette famille a un bel avenir devant elle ». I

l en veut pour preuve la souplesse de travail qui a cours, en particulier dans la salle de contrôle où les « shifts » de nuit, de midi et d’après-midi sont répartis entre les équipes, ce qui offre une certaine flexibilité à chacun. En tout cas, il est clair que Mouhsine a de la suite dans les idées, même s’il préfère ne pas en dire plus à propos de ses aspirations futures. Et il est évident que l’actuel dispatcher n’a pas dit son dernier mot !

 

Mouhsine Jebari, depuis vingt-quatre ans à la STIB ©Stib

Un régime favorable aux femmes

Moins de motus et bouche cousue de la part d’Eline Paulus qui a déjà gravi pas mal d’échelons et ne fait pas mystère sur ses ambitions futures, décrocher un poste dans le centre de formation où elle se verrait bien former de nouveaux agents de sécurité. Il faut dire que la sécurité, c’est sa vocation puisqu’elle est actuellement affectée au poste de Proximy manager Area, entendez par là qu’elle est responsable de l’équipe de contrôleurs qui gèrent les contrôles des titres de transport, tout en jouant également le rôle d’agent de sécurité. Pas risqué pour une femme ? « Il n’y a pas plus de risques, que du contraire ! C’est parfois un avantage pour négocier car en tant de femme, on a une approche différente. En plus, la mixité renforce la cohérence du groupe que nous formons. La différence, c’est un atout !»

 

Eline Paulus rêve de décrocher un poste dans le centre de formation où elle se verrait bien former de nouveaux agents de sécurité. ©Stib

A bientôt 34 ans, Eline a déjà un beau palmarès derrière elle. Elle a commencé, via Actiris, comme simple agente de station en contrat déterminé, puis s’est vue engagée comme agente de sécurité avant de faire les patrouilles en voiture et occuper finalement son poste actuel qui la place à la tête d’une équipe de douze personnes. Maman d’une fille qui a aujourd’hui 14 ans, Lena, elle reconnaît que cela n’a pas été simple quand celle-ci était petite car ses horaires ne se prêtaient pas toujours à ceux de l’école. « C’était parfois compliqué, mais avec l’ancienneté qui est la mienne et le fait que ma fille est maintenant plus grande, la situation s’est stabilisée d’autant plus que mes horaires sont plus fixes et que je peux bénéficier pleinement de mes week-ends ». Pour elle, le statut des femmes dans la société est particulièrement favorable. Deux réunions par an leur sont ainsi exclusivement dédiées dans le but de conforter et d’améliorer leur position au sein de l’entreprise.

Voilà donc une Eline qui semble comblée et nous souffle dans l’oreille à quel point son salaire la satisfait quand elle le compare, à qualifications égales, avec des personnes employées dans d’autres entreprises.

 

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