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« Cash investigation » : La société de recouvrement Hoist Finance se fait atomiser sur Twitter

« Cash investigation » : La société de recouvrement Hoist Finance se fait atomiser sur Twitter

L'enquête « Nos très chères banques » a été diffusée hier soir sur France 2. | © Pixabay

Economie

L’entreprise n’hésite pas à demander le remboursement de dettes prescrites.

 

Ce nouveau numéro de « Cash investigation » a bien failli ne pas être diffusé ce jeudi soir. Mise en ligne en avant-première sur la plateforme France.tv une semaine avant, l’enquête « Nos très chères banques » a été attaquée mardi par des salariés d’une société de recouvrement infiltrée. Mauvais calcul : la justice donne raison à l’équipe de « Cash investigation » et l’émission est bien diffusée comme il se doit avec un coup de projecteur supplémentaire. « Le tribunal a considéré qu’on a bien fait notre travail et que les gens ne sont pas reconnaissables dans notre reportage », commente la présentatrice du programme Elise Lucet.

Un journaliste de l’équipe s’est fait embaucher au sein de la société de recouvrement Hoist Finance aux pratiques peu scrupuleuses, et a filmé en caméra cachée. Si sur internet, la société annonce : « Nous vous aidons à remettre vos finances sur la bonne voie. Laissez-vous guider », le discours en interne est bien différent. Les employés sont poussés à récupérer le plus d’argent possible, parfois à la limite du harcèlement, et ce même pour des dettes dites « forcloses ».

Des dettes prescrites qui n’ont plus à être remboursées

Concrètement, une société de recouvrement rachète aux banques des portefeuilles de crédits impayés à moindre prix. Pour une dette de 2 000€, Hoist peut la racheter par exemple 100€ ; son objectif sera alors de récupérer le maximum d’argent pour se faire un bénéfice de 1 900€. Seulement voilà, dans ces portefeuilles de crédits impayés, certaines sont des dettes forcloses. Pour faire simple, ce sont des dettes prescrites avec le temps que les créanciers n’ont plus à rembourser. Si on ne peut pas vous contraindre en justice de la rembourser, rien n’empêche Hoist de vous en persuader. Durant le reportage, on voit même une conseillère demander le règlement d’une dette datant … des années 80 ! Une pratique qui a horrifié la toile.

Mais la société Hoist Finance n’est pas la seule. « Cash investigation » a également diffusé le message audio qu’une dame a reçu 3 jours avant Noël. Selon l’Association banques-infos-recours, il s’agirait de la société Codeactive.

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