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Partage des bénéfices avec les travailleurs, vélos de société : ça va bouger en entreprise

Vers la fin des voitures de société ? | © Flickr @ Jacme 31

Economie

Tandis qu’un plan vient d’être approuvé par le gouvernement bruxellois contraignant les entreprises à proposer deux alternatives à la voiture de société à leurs travailleurs, Alexander De Croo veut lui rendre les bonus accordés aux travailleurs plus attractifs. Et si en Belgique, le travail devenait vraiment la santé ? 

Le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo mettra sur la table du prochain « super-conseil des ministres » consacré à l’économie une proposition qui devrait rendre plus attractifs les bonus accordés collectivement aux travailleurs en fonction des bénéfices de l’entreprise, peut-on lire samedi dans l’Echo. Ainsi qu’il l’a expliqué dans un entretien accordé à De Tijd et Het Laatste Nieuws, le ministre estime que « trop de gens ont aujourd’hui le sentiment que l’économie repart de l’avant mais qu’en tant que travailleurs ils n’en récoltent pas les fruits. Si un patron décroche un gros contrat, il devrait pouvoir partager une partie du bénéfice qu’il en tire avec les travailleurs de son entreprise ».

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Simple et fiscalement avantageux

C’est un tel mécanisme qu’Alexander De Croo entend faciliter à l’avenir, en mettant en place une prime qui ressemblerait au « super-dividende » que les sociétés octroient parfois à leurs actionnaires. Ce que la loi propose en la matière actuellement est trop rigide, ce qui découragerait de nombreux patrons de s’y lancer. Une frilosité qui pourrait bientôt appartenir au passé : « nous avons une proposition, pour un système simple et fiscalement avantageux ».

Vélos de société

Pendant ce temps, à Bruxelles, le gouvernement a approuvé un nouveau plan de déplacement, contraignant les grandes entreprises à proposer deux alternatives à la voiture de société à leurs travailleurs. Le projet, dont une première version avait fuité dans la presse début mai, concerne les entreprises de plus de 100 travailleurs ayant une flotte de plus de 10 véhicules. Dès 2018, celles-ci devront mettre sur pied un plan de déplacement et proposer trois options à leurs employés: soit se contenter d’une voiture classique, soit opter pour une voiture moins chère mais couplée à un titre de transport ou un vélo, soit un « package mobilité ».

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Entrée en vigueur en 2018

Le package pourra comprendre des avantages tels que des abonnements pour voitures partagées, des vélos en libre-service ou encore des chèques taxi. Concrètement, les entreprises auront jusqu’au 30 juin pour faire leur diagnostic de mobilité en interne. Ensuite, elles auront six mois pour établir un plan d’action sur la base des nouveaux impératifs. En route vers le changement !

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