Ces chers présidents à la retraite dorée

Ces chers présidents à la retraite dorée

Le président sortant, Barack Obama, touchera plus de $200,000 de pension par an. | © AFP

Economie

Pensionné et prospère à vie, Barack Obama jouit de précieux avantages post-mandat dont bénéficient encore plus ses homologues français.

Après huit ans de mandat, Barack Obama quitte la Maison Blanche mais lui et sa famille continueront à jouir d’une série de privilèges.
Grâce au Former Patrioct Act signé en 1958, loi qui prévoit des avantages à vie pour les anciens présidents américains, les heureux pensionnés pourront bénéficier d’une retraite plutôt dorée.
En plus d’un douillet revenu annuel de 203.700 dollars et d’une protection rapprochée par les Services Secrets, des frais sont entièrement prévus pour le personnel, l’assurance maladie, les frais de bureau, les voyages et les déplacements, etc. A cela s’ajoute 20.000 dollars par an pour l’ancienne First Lady.

Barack Obama rejoindra ainsi le club des  anciens présidents des USA (Jimmy Carter, George H.W. Bush, Bill Clinton et George W. Bush) qui, pour l’année 2016, ont coûté au total plus de  3.7 millions de dollars aux Américains. A quoi s’ajoutent les revenus personnels tirés des conférences ou des incontournables biographies. A titre d’exemple, Bill Clinton aurait gagné, avec ses conférences,  plus de 150 millions de dollars depuis son départ de Washington. Pas en reste, Georges W. Bush a reçu une avance de 7 millions de dollars pour « écrire » ses mémoires. Pour celui qui voudrait se payer les services de « W », il lui en coûtera 100.000 dollars le speech. Barack Obama pourrait très probablement battre tous les records. Selon le « New York Times« , plusieurs maisons d’édition lui proposeraient déjà des contrats entre 20 et 45 millions. Certains prédisent même les mémoires du premier président métisse comme les plus lucratives de l’Histoire.

En France, des privilèges démesurés

Si l’addition semble salée pour les quatre anciens leaders des États-Unis, elle l’est encore plus pour les dirigeants de l’exécutif français. Aujourd’hui, la France continue de choyer trois de ses anciens dirigeants (Giscard, Chirac, et Sarkozy) d’une dépense évaluée autour de 10 millions d’euros par an. Quasiment le double de ce que coûtent les retraités de la Maison Blanche. À lui seul, Valéry Giscard d’Estaing coûterait 2.5 millions d’euros par an aux Français. Légèrement au-dessus des 2.2 millions d’euros accumulés par Nicolas Sarkozy. Un pécule qui dépasse largement celui de George W. Bush, considéré comme l’ancien président le plus cher des USA, dont le cachet s’élève à « seulement » 1 million de dollars (942 000 euros) par an.

Pourtant, la pension en « cash » n’est « que » d’environ 65.000 euros annuels et par ancien président mais ce qui fait grimper la note est la somme d’avantages en nature :  appartements de fonction, protection rapprochée, voitures de fonction, collaborateurs en nombre, voyages illimités en classe affaires sur Air France et à la SNCF, accès gratuit à la presse, prise en charge du carburant et des abonnements téléphoniques.

Alors qu’il s’apprête à rejoindre le club des « papys de l’Élysée », François Hollande s’était engagé en octobre dernier à réduire progressivement les avantages donnés aux anciens présidents. Mais parmi les articles du décret, on cherche encore les changements substentiels.

Lire aussi : « Les retraités de l’Elysée sont-ils bien traités ? »

Et en Belgique ?

Le cas belge est encore plus particulier par la structure même du pays. Après avoir abdiqué, Albert II a vu sa dotation passer de 11 millions à environ 900.000 euros. Un pécule soumis à l’impôt et qui risque de diminuer avec le gouvernement actuel.

Quant au Premier ministre, pas d’avantages ou très peu. Selon la Chancellerie du Premier ministre et le Sénat, il n’existe aucune règle qui prévoirait des « privilèges » pour les anciens premiers ministre belges. À l’exception d’une indemnité parlementaire plus avantageuse que les autres ministres, parlementaires ou présidents d’assemblée, les anciens chefs du fédéral ne jouissent d’aucun « avantage en nature » semblables à ceux des ex-leaders français et américains.

 

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