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« Rends l’argent » : Paris veut clôturer les comptes du divorce Brexit

"We want our money back". | © BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Economie

« We want our money back », a repris le ministre de l’Économie français Bruno Le Maire face aux instigateurs du Brexit et aux projets engagés par Londres.

 

Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l’Europe avant de négocier les autres aspects du Brexit car « nous voulons (récupérer) notre argent », a déclaré mardi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire. « Vous avez lancé un certain nombre de politiques, vous avez promis de payer, maintenant il faut payer », a lancé M. Le Maire sur la chaîne d’information en continu CNews. Reprenant à son compte la célèbre formule de l’ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher, qui « ne cessait de répéter ‘I want my money back’ », le ministre français a affirmé que « nous, Européens, disons aux Britanniques: ‘We want our money back’ Nous voulons notre argent ». « C’est comme si vous alliez au restaurant, vous commandez le plat, vous consommez, puis vous partez au milieu du plat en disant : ‘Finalement je ne paie pas la note’. Ce n’est pas possible », a-t-il jugé.

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Le ministre a apporté son soutien au négociateur en chef de l’Union européenne, le Français Michel Barnier, dont il appuie « totalement la démarche (…) qui consiste à dire (que) tant qu’on n’a pas réglé ce problème (…) on ne peut pas avancer sur les autres sujets ». « Trouvons d’abord un accord, peut-être pas à l’euro près, sur ce règlement financier et ensuite on pourra ouvrir les prochaines étapes », a insisté M. Le Maire. La facture du divorce – le reste à charge pour les projets sur lesquels Londres s’est engagé – fait débat. A Bruxelles on l’estime à au moins 60 milliards d’euros, tandis que la presse britannique a évoqué un montant de 45 milliards d’euros que Londres serait prêt à payer, chiffre démenti par le gouvernement britannique.

Avec Belga

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