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5 choses à savoir sur la grève de ce mardi

Pas de bus ce matin dans les rues de la capitale | © BELGA PHOTO CAMILLE DELANNOIS

Economie

Réveil bougon ce mardi pour de nombreux Belges impactés par la grève lancée à l’initiative de la CGSP. Des motifs de la journée d’action aux conséquences de cet arrêt de travail, 5 choses à savoir sur la grève de ce mardi. 

Qui ?

C’est la CGSP, la centrale des services publics du syndicat socialiste, qui a appelé ses affiliés à faire grève ce mardi. Une « journée de réaction » lancée contre la politique menée par le gouvernement Michel. Bien que la CSC et la CGSLB aient affirmé partager les récriminations, ils ont choisi de privilégier la concertation et de ne pas se lancer dans une grève. Bien que le syndicat socialiste organise seul la grève, elle paralyse toute une partie du pays: le TEC, la SNCB et la STIB ont en effet rallié l’appel de la CGSP. Qui a également été suivie par l’ensemble de la FGTB Liège-Huy-Waremme, ainsi que par la centrale des Métallos du Brabant wallon.

Pourquoi ?

Selon la CGSP, le gouvernement de Charles Michel est en train de mener une politique fiscale « catastrophique » en parallèle à une opération de démantèlement des services publics, entre réduction des budgets, manque d’investissements et privatisations. Et face à cette politique, la CGSP affirme que les grèves continueront tant que le gouvernement n’arrêtera pas de prendre «des mesures contre les services publics».

Comment ?

La CGSP Cheminots, seule a avoir signé le préavis de grève, a confirmé que les piquets de grève seraient présents partout sur le réseau ferroviaire. Du côté de la STIB, on a affirmé s’attendre à « d’importantes répercussions sur le réseau » tandis que le TEC s’attend à des blocages des dépôts de bus dans les régions de Charleroi et de Liège, empêchant les chauffeurs non grévistes d’accéder à leur véhicule.

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CGSP

En ce qui concerna la poste, d’importantes perturbations sont à attendre dans la distribution de courrier. Non seulement le syndicat socialiste a donné un mot d’ordre de grève à ses affiliés des deux côtés du pays, mais les syndicats chrétien et libéral ont également annoncé qu’ils couvriraient les affiliés qui souhaiteraient observer un arrêt de travail. Dans l’enseignement, les écoles tournent au ralenti, tout comme les hôpitaux, où un « service du dimanche » est toutefois assuré. Une partie du secteur privé sera également impactée par la grève puisque les métallurgistes FGTB du Brabant wallon et de Bruxelles ont décidé de rejoindre le mouvement.

Combien ?

L’addition de la grève de ce mardi sera salée dans le pays: selon les estimations diffusées par la FEB, la grève de la SNCB seule devrait coûter 40 millions d’euros. Et le Fédération des Entreprises de Belgique de jouer la provocation en demandant à ses followers Twitter ce qu’ils feraient avec une telle somme.

Vu de Flandre

Chez nos voisins du Nord, des perturbations sont également à attendre en réaction aux actions de la STIB et de la SNCB notamment. Et si aucun homme politique d’envergure ne s’est exprimé pour l’instant sur le sujet, Aarom Oms, le porte-parole des Jeunes socialistes flamands à quant à lui rappelé que « oui, les grèves apportent des ralentissements, mais c’est aussi pour vous que les grévistes agissent ».

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