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Inspiré par la NASA, l’« élevage rapide » pourrait être l’avenir de la nutrition

D’ici 2050, il y aura 2 milliards de bouches de plus à nourrir. Un véritable challenge pour les scientifiques. Leur piste ? Une technique révolutionnaire, mais pas toute neuve : le speed breeding. | © Pexels

Environnement

Des recherches menées par des universités australiennes montrent que le « speed breeding » permet de faire pousser du blé de qualité trois fois plus rapidement. 

D’ici 2050, il y aura 2 milliards de bouches de plus à nourrir. Un véritable challenge sur lequel les scientifiques travaillent d’arrache-pied alors que la faim dans le monde est loin d’être éradiquée. Leur piste ? Une technique révolutionnaire, mais pas toute neuve : le speed breeding.

Un régime à base de lumière

Ce sont dans de grands laboratoires de verre que des équipes australiennes ajustent leur maîtrise de cette technique inspirée de la NASA. La clé de l’ « élevage rapide » ? Faire subir aux céréales et aux plantes un régime intensif de lumière issue de LEDs à faible intensité. L’agence spatiale y a recours depuis une dizaine d’années pour nourrir les astronautes en mission, explique New Atlas.

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Garanti sans OGM

La NASA a donc inspiré les scientifiques de l’Université de Sydney et de l’Université du Queensland qui se montrent plus qu’optimistes pour la suite. Le blé ainsi « nourri » grandirait trois fois plus vite et serait même de meilleure qualité. Garantie sans OGMs, la méthode marcherait également pour les pois chiches, les lentilles ou les cacahuètes.

Le speed breeding commence d’ailleurs à attirer l’attention de l’industrie agroalimentaire. En Australie, le groupe Dow AgroSciences s’en est servi pour développer du froment particulièrement résistant à la germination avant récolte.

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