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Ce qui arrive au corps après une explosion nucléaire

Au-delà de la chaleur et des flammes, une explosion nucléaire donne également lieu à une onde de choc | © Flickr @ Jonas Bengtsson

Environnement

Ce mardi, une fausse alerte à la bombe a semé la panique dans les environs de la centrale de Tihange. Un colis qui s’est finalement avéré inoffensif. Même si l’explosion d’une bombe dans une centrale ne serait pas automatiquement une explosion nucléaire, se repose à chaque fois la question du « risque nucléaire ».

Face aux attentats, et au moment le plus élevé de la menace terroriste, les centrales nucléaires ont fait l’objet d’une attention toute particulière dans leur sécurité. Dès lors à chaque alerte, mais aussi dans le débat sur la sécurité nucléaire de nos centrales vieillissantes, revient la question qui glace le sang : « et si une catastrophe naturelle, un attentat ou un accident dû à une erreur humaine venait à provoquer une explosion nucléaire ? ». Serions-nous tous touchés ? Qui risquent le plus ?

 

Contrairement à ce que l’on pourrait immédiatemment penser, il est préférable, tout est relatif, d’être très proche de la centrale plutôt que dans un périmètre plus ou moins éloigné. Car l’écart géographique fait la différence entre une mort rapide et un décès long et douloureux. En effet, en cas d’explosion nucléaire, une boule de feu dévaste l’environnement proche : ainsi, à Hiroshima, le Comité International de la Croix-Rouge a estimé que la température atteinte dans l’épicentre de l’explosion avait été jusqu’à 7 000 degrés, brûlant tout (et tout le monde) dans un rayon de trois kilomètres.

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Après la boule de feu, place à un rayonnement thermique qui suit l’explosion en une fraction de seconde et provoque immédiatement une série d’incendies. Le périmètre est dévoré par une véritable tempête de feu, qui consomme tout l’oxygène et donne lieu à de nombreuses morts supplémentaires pour cause d’asphyxie. Il a d’ailleurs été estimé que les brûlures et les incendies avaient été la cause de plus de la moitié des décès immédiats après Hiroshima.

Onde de choc

Au-delà de la chaleur et des flammes, une explosion nucléaire donne également lieu à une onde de choc causée par la libération d’une énergie très forte par la bombe. L’onde de choc entraîne des lésions corporelles sur son passage, mais peut aussi tuer des victimes en les projetant dans les airs, en provoquant l’effondrement de bâtiments ou encore en transportant à toute vitesse des débris sur son passage. Et survivre à ces trois conséquences immédiates ne veut rien dire puisqu’il faut encore faire face à un ennemi silencieux et incroyablement dangereux : la radiation.

Maladie des rayons

Dans les mois qui ont suivi l’accident nucléaire de Tchernobyl, le personnel médical a observé chez les personnes qui avaient été irradiées les symptômes de la « maladie des rayons ». Autrement dit, des maux de tête, des vomissements et des hémorragies entre autres réjouissances. Autant de symptômes qui peuvent entraîner la mort en quelques semaines ou quelques mois seulement. Sans compter que chez les personnes irradiées, des cancers peuvent se manifester des années après.

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