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Grande barrière australienne : L’hécatombe des coraux

Environ 30% des coraux de la Grande barrière australienne sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016. | © Flickr

Environnement

Une étude publiée ce jeudi révèle que la Grande barrière a perdu 30% de ses coraux durant la vague de chaleur survenue en 2016.

 

Depuis plusieurs mois, les solutions urgent pour sauver la Grande Barrière de Corail. Mais ce joyau du patrimoine mondial de l’humanité a subi une hécatombe « catastrophique » qui pourrait bien menacer une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors.

Une étude publiée ce jeudi 19 avril prévient qu’environ 30% des coraux de la Grande barrière australienne sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016, le premier épisode de deux années consécutives de blanchissement. D’après l’étude publiée par la revue scientifique Nature, le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

Blanchissement meurtrier

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, le récif s’étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la Grande barrière ont subi une vague de « décès catastrophiques », poursuit l’étude. « Ce dépérissement corallien a provoqué des changements radicaux dans la variété des espèces dans des centaines de récifs individuels, où des communautés récifales matures et diversifiées se transforment en systèmes plus dégradés, où seules quelques espèces endurantes survivent », écrit Andrew Baird, scientifique et co-auteur de l’étude.

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Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration des coraux. Sous la pression de facteurs comme le réchauffement, les coraux stressés expulsent les algues avec lesquelles ils ont une relation symbiotique, et qui leur donnent couleur et énergie.

Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la Grande barrière ont subi une vague de « décès catastrophiques ». © Flickr : Stop Adani

Trésor naturel

L’étude appelle à la protection des coraux survivants, estimés à environ un milliard. « C’est ceux-là qui vont réalimenter et ré-habiter des récifs altérés », dit M. Hugues, ajoutant qu’il fallait améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution côtière. Les efforts pour limiter le réchauffement climatique comme dans l’accord de Paris sont également cruciaux.

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« Nous avons eu quatre épisodes de blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) sur la Grande barrière avec une hausse globale des températures de 1°C », souligne M. Hugues. « Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n’était, je ne crois pas que la Barrière y survivra ».

Les récifs recouvrent moins de 0,2% de la surface des océans mais abritent 30% des espèces animales et végétales marines, les protégeant des prédateurs et leur servant de garde-manger. Ils contribuent à la protection des côtes, à l’alimentation des hommes, ainsi qu’au tourisme.

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