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Comment des Indonésiens sont devenus des hommes-poissons à force de faire de la plongée

Les Bajaus ont acquis le surnom de "nomades de la mer". | © Pexels

Environnement

Une nouvelle étude montre que le peuple Bajau a une rate 50% plus grosse que celle de leurs voisins, ce qui leur permet de rester sous l’eau plus longtemps.

C’est ce qui s’appelle s’adapter à son environnement. Le peuple Bajau d’Indonésie, dont le mode de vie repose sur la pêche, a développé une rate bien plus importante que la moyenne. Cette étonnante découverte a été détaillée dans la revue Cell, ce jeudi 19 avril.

Adaptation génétique

Il s’agirait de la première preuve d’une adaptation génétique de l’Homme à la plongée sous-marine intensive. En effet, ce peuple indonésien passe jusqu’à 60% de sa journée de travail la tête - et le reste - sous l’eau. Conséquence directe ? Leur rate, qui permet de réoxygéner le sang, est 50% plus grosse que leurs voisins plus habitués à la terre ferme. Et ce qu’ils soient plongeurs ou pas.

Les Bajaus sont appelés les "nomades de la mer". Ils passent 60% de journée de travail sous l'eau. AFP PHOTO / MELISSA ILARDO/HANDOUT

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"Avantage double"

Les chercheurs avancent qu’il s’agirait d’un "avantage double". Concrètement, cette spécificité gagnée avec le temps permet à la fois "une quantité accrue de cellules oxygénées" et "un plus grand réservoir dans lequel les stocker", écrivent-ils. Les Bajaus, ces "nomades de la mer", restent donc sous l'eau avec plus de facilité. Une découverte qui pourrait accélérer la recherche médicale sur la façon dont le corps réagit au manque d'oxygène dans différentes circonstances, comme la plongée, mais aussi l'altitude, souligne Sciences et Vie.

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