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Jour de dépassement des ressources de la planète : Comment renverser la tendance ?

Le jour de dépassement des ressources de la planète arrive chaque année plus tôt. | © Unsplash/Elizabeth Lies

Environnement

L’humanité a épuisé, depuis ce mercredi 1er août, toutes les ressources naturelles que la Terre est capable de régénérer en une année, d’après l’Institut de recherche international Global Footprint Network, qui calcule chaque année le « jour du dépassement ». Ce dernier arrive chaque année de plus en plus tôt, une tendance qui peut être inversée.

Dans ses calculs, l’Institut de recherche tient compte des émissions de carbone, des ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures ou encore la construction, ainsi que la capacité naturelle de la Terre à absorber les déchets et à reconstituer ses réserves en l’espace d’un an. L’an dernier, le « jour du dépassement » était tombé le 2 août, l’année précédente le 8 du même mois. La date « avance inexorablement depuis 1970« , relève Global Footprint Network. Cette année-là, le jour fatidique était survenu le 23 décembre.

Les coûts écologiques des pressions exercées par l’homme sur la Terre sont de plus en plus évidents : déforestation, érosion des sols, appauvrissement de la biodiversité, accumulation de carbone dans l’atmosphère, etc. « On dit que l’humanité a besoin de 1,7 planète pour vivre tel qu’elle le fait aujourd’hui« , résume Global Footprint Network. Les émissions de carbone pèsent pour plus de la moitié dans la facture.

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Et en Belgique ?

L’institut de recherche s’est également penché sur le « jour du dépassement » propre à chaque pays. Selon ses estimations, le Qatar, le Grand Duché de Luxembourg et les Emirats arabes unis, en tête des pays les plus voraces, absorberaient – si l’humanité entière menait le style de vie de leurs populations – les ressources naturelles de la planète en tout au plus trois mois. En Belgique, le constat n’est pas très glorieux non plus. Si le monde entier menait le train de vie des Belges, l’échéance tomberait le 2 avril.

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Changements profonds nécessaires

Mais comment donner un peu de répit à la Terre ? Pour renverser la tendance, des changements profonds dans notre façon de consommer et de produire de l’énergie sont nécessaires, plaide Global Footprint Network. « Par exemple, une réduction de 50% de la consommation mondiale de protéines animales pourrait faire reculer la date de cinq jours. De même, réduire de moitié l’empreinte carbone mondiale permettrait de gagner 93 jours« , avance l’Institut.

Nos confrères de La Libre se sont davantage penchés sur la question et ont identifié quatre solutions clés, avec l’aide de WWF : aménager les villes durablement, modifier les sources d’énergie, changer de régime alimentaire et lutter contre le gaspillage ainsi que limiter l’expansion démographique.

Avec Belga

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