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Pourquoi un village néo-zélandais veut bannir les chats, ces véritables tueurs en série

Tout habitant qui adoptera un chat recevra un avertissement. | © Unsplash / Ethan Weil.

Environnement

Nos incorrigibles petites bêtes ravageraient la faune locale.

Le village d’Omaui, dans la région de Southland en Nouvelle-Zélande, est visé par un projet pour le moins surprenant. Pour protéger la faune environnante, les autorités ont décidé d’y interdire les chats, qui seraient à l’origine de nombreux dégâts irréversibles. Les habitants propriétaires de petites boules de poils vont devoir équiper leurs animaux d’une puce électronique et les enregistrer auprès de leur commune. Après le décès des chats existants, ils seront pas autorisés à en adopter d’autres.

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« Il y a des chats qui vont dans le bush et ils chassent les oiseaux, ils tuent des insectes, ils tuent des reptiles –un peu de tout », explique à la BBC la responsable en charge de la biosécurité des réserves naturelles entourant le village.

Les chats responsables de 63 extinctions d’espèces

Le directeur d’un centre d’etude ornithologique, Peter Marra, souligne que dans le monde 63 extinctions d’espèces sont liées à l’augmentation de la population des chats. Même son de cloche du côté des autorités d’Omaui, le président de l’association environnementale du village préconisant la diversité de la faune : « Nous ne détestons pas les chats, mais nous voulons un environnement riche en animaux sauvages », précise John Collins.

John Collins explique avoir vu des oiseaux « déchirés en morceaux » par des chats dans son jardin. La préservation des réserves naturelles combinée à la présence de félins pose donc un véritable problème. Pour protéger la faune, les autorités avaient déjà mis en place des plans d’éradication de plusieurs rongeurs, notamment les opossums.

De nombreuses personnes du village sont déjà prêtes à contre-attaquer pour défendre leur droit à avoir des chats. Une habitante a dit à la presse locale qu’elle refuserait d’obéir parce qu’avoir trois chats était pour elle la seule façon de lutter contre l’invasion de souris chez elle. « Si je ne peux pas avoir de chat, c’est presque insalubre de vivre dans ma maison. »

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Selon le projet d’interdiction, tout habitant qui désobéirait, par exemple en adoptant un autre chat, recevrait un avertissement. Et en dernier recours, les autorités viendraient prendre le chat et lui trouver une autre maison dans une zone non protégée.

 

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