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En RDC, les braconniers assassinent les girafes pour leurs queues

Image d'illustration. | © Unsplash / Lisa H.

Environnement

Quand une coutume locale menace une espèce de girafe menacée.

Le vidéaste David Hamlin est envoyé en République démocratique du Congo au mois de juin 2017 par National Geographic pour suivre les très rares girafes de Kordofan. Émerveillé lorsqu’il survole le parc de la Garamba et apercoit avec chance quelques-unes de ces bêtes menacées d’extinction, l’homme sait à quel point le moment est précieux. « Apercevoir cette espèce depuis les airs est quelque chose d’unique », raconte-t-il à la revue scientifique. Elle sont là, au milieu des forêts denses et des plaines arides. Un événement rare car le parc, qui fait plus de 5000 kilomètres carrés, ne compte que quarante individus de cette sous-espèce.

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Criblées de balles pour leurs queues

Une douzaine d’heures plus tard, le documentariste apprend par des rangers que des coups de feu ont été entendus dans le parc. Tristesse. Après des recherches, une équipes découvrent les corps de trois girafes criblés de balles. “C’était horrible de penser qu’il s’agissait probablement des mêmes animaux observés un peu plus tôt”, déplore David Hamlin.

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Comme l’explique National Geographic, le plus souvent les braconniers qui sévissent dans le parc de la Garamba sont originaires du Soudan du Sud. La famine sévissant, ces chasseurs entrent dans le parc pour chasser et dépecer de grands animaux. Mais cette fois, ils cherchaient autre chose. Seules les queues des girafes avaient été arrachées. Alors pourquoi cette partie précise ? En RDC, il est parfois d’usage de les offrir en guise de dot. Cette coutume, qui permet de faire valoir un statut social élevé, menace les girafes de Kordofan, dont la population est estimée à moins de 3 000 individus en Afrique centrale

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