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Partout dans le monde, la faune sauvage continue de mourir en silence

faune sauvage

La planète est en deuil. | © Unsplash/Annie Spratt

Environnement

En 44 ans, les populations d’animaux vertébrés sauvages ont chuté de 60%, révèle WWF. Un déclin inexorable qui met en péril notre chaîne alimentaire et la survie de l’espèce humaine.

La planète est en deuil. Entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés sauvages ont décliné de 60%, alerte le WWF dans la dernière édition de son rapport « Planète vivante » publiée mardi. Malgré la succession d’études alarmantes, la chute ne cesse de s’accélérer puisqu’elle s’élevait à 58% en 2012 et 52% en 2010, selon les précédentes éditions du document bisannuel.

On parle beaucoup du dérèglement climatique, qui joue un rôle croissant, mais celui-ci n’est que l’un des facteurs qui pèsent sur la biodiversité. Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche et pollution plastique font également partie des principales menaces pointées par le WWF, toutes liées aux activités humaines. Ces 50 dernières années, l’empreinte écologique des humains a augmenté d’environ 190%. Et d’après la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), seul un quart des terres de la planète n’est pratiquement pas affecté par les activités humaines.

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L’impact de l’homme sur les ressources naturelles est tel qu’il engendre une disparition de la vie sauvage, résume le WWF, qui a actualisé son « Indice Planète Vivante ». Celui-ci, établi par la Société zoologique de Londres, suit l’abondance moyenne de 16 704 populations représentant 4 005 espèces de mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens. Il montre un déclin de ces espèces de 60% entre 1970 et 2014. La région néotropicale, qui couvre l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, est celle où la chute est la plus vertigineuse avec une perte d’animaux sauvages de 89% par rapport à 1970.

Impact de l’homme sur l’homme

En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met elle-même en danger. C’est grâce à elle (et aux services qu’elle fournit gratuitement) que l’éconimie et la société peut être stable. La nature est indispensable pour se développer et pour tout simplement survivre. « Si l’on devait payer pour de l’air frais, de l’eau potable, pour l’alimentation, le montant serait estimé à 125 mille milliards de dollars par an, soit plus que le PIB mondial (80 mille milliards de dollars/an) », explique WWF dans son rapport.

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Le directeur général de WWF-Belgique, Antoine Lebrun, tire la sonnette d’alarme. « Pour éviter un effondrement qui serait dramatique pour tous, il nous faut agir, maintenant. Nous connaissons tous les actions qui nous permettent de limiter notre impact sur l’environnement : réduire sa consommation de viande, consommer de façon plus durable et locale, réduire sa consommation d’énergie, etc. Mais ces gestes ne suffiront pas », confie-t-il. « Ce dont nous avons impérativement besoin aujourd’hui c’est d’une nouvelle ambition politique qui intègre la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité comme des éléments constitutifs de notre prospérité. Les citoyens et les entreprises doivent agir, mais leurs actions seront insuffisantes si une direction et un cadre clairs ne sont pas donnés par les gouvernements ».

 

Avec Belga

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