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À Istanbul, vous pouvez payer vos transports avec vos déchets

Instanbul

Pour l'instant, l'opération n'est réalisable que dans une station de métro : İTÜ-Ayazağa, située à Maslak, le deuxième plus grand district financier de la ville. | © Twitter @istanbulbld

Environnement

La ville turque a trouvé la parfaite parade pour motiver ses citoyens à adopter un comportement plus vert. En effet, ses habitants peuvent depuis octobre payer leurs transports en commun avec … leurs déchets. Ingénieux. 

 

Être un bon citoyen, tout en faisant des économies : pour les habitants d’Istanbul, c’est possible ! Les navetteurs ont en effet depuis mi-octobre la possibilité de payer (en partie) leurs transports avec leurs déchets. Un système ingénieux mis en place par la ville afin d’encourager les citoyens à recycler davantage. Ces derniers peuvent en effet insérer bouteilles en plastique et canettes dans une machine. Celle-ci les traite afin qu’ils soient réutilisés, mais ajoute également du crédit sur leur carte de transport des Istanbuliotes. Pour l’instant, l’opération n’est possible que dans une station de métro : İTÜ-Ayazağa, située à Maslak, le deuxième plus grand district financier de la ville. Mais es services municipaux ambitionnent d’installer 100 stations supplémentaires, notamment dans les universités. De plus, une fois chargée, la Istanbul Card est utilisable dans toute la ville.

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Navettes moins chères, mais pas gratuites

Ceci dit, le stratagème ne permet pas de voyager gratuitement, à moins d’avoir énormément de déchets. Le Lonely Planet précise en effet qu’un trajet dans la ville vaut environ 2,6 lira turcs (40 cents). Or, une bouteille de 33 cl rapportera deux crédits kuruş (équivalent turc de centimes, 100 kuruş équivalent à une lira). Une bouteille de 0,5 litre ajoutera quant à elle environ trois kuruş de crédit. Les canettes sont les plus « rentables », puisque chacune d’entre elles ajoutera 9 kuruş sur votre carte. En d’autres termes, un navetteur aura besoin d’écraser au moins 28 bouteilles de 1,5 litre pour avoir suffisamment de crédit pour un trajet gratuit. Mais toute économie est bonne à prendre, et depuis octobre, de nombreux citoyens participent à l’opération.

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