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Plus de 400 écoles fermées à cause de la pollution à Bangkok

Dans une ville habituée à la mauvaise qualité de l'air, les douze millions d'habitants sont très inquiets. | © Photo by Lillian SUWANRUMPHA / AFP

Environnement & Animaux

Depuis début janvier, le taux de pollution est plus que préoccupant dans la capitale thaïlandaise. Le gouverneur a ordonné la fermeture de 437 écoles jusqu’à vendredi.

 

C’est un épisode totalement inédit que vit Bangkok. Les autorités ont annoncé la fermeture de 437 écoles à cause d’une trop forte pollution, et ont demandé aux établissements privés de faire de même. Cela permettrait d’éviter aux enfants de respirer des particules très nocives présentes dans l’air. Le taux de ces particules atteignaient mercredi soir plus de 3 fois le seuil maximal préconisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Dans une ville habituée à la mauvaise qualité de l’air, les douze millions d’habitants sont très inquiets par cette pollution omniprésente depuis plusieurs semaines. Tous se ruent sur les masques de protection.

Des spécialistes de l’environnement expliquent cette persistance par le manque de vent et d’humidité qui empêchent la dispersion des polluants. Les autorités ont essayé de prendre certaines mesures, comme provoquer des averses en déversant des produits chimiques sur les nuages, mais sans succès.

Ils ont aussi indiqué que des drones allaient disperser une solution liquide dans les jours qui viennent afin de nettoyer directement l’air des microparticules néfastes. Ces particules sont si petites qu’elles peuvent rentrer dans les poumons, mais également dans le sang, ce qui présente un vrai danger sanitaire.

© Jewel SAMAD / AFP

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Plusieurs experts et organisations écologistes réclament des mesures concrètes au gouvernement, afin de réduire directement le taux de pollution. Ils demandent notamment de diminuer le nombre de centrales à charbon dans le pays.

Quand « pollution » rime avec « dépression »

Une étude publiée par des chercheurs chinois vient de sortir et explique que la pollution ne se limite pas à des conséquences physiques sur notre santé, mais aussi psychiques. Des hauts niveaux de pollution augmentent les risques de présenter des symptômes de troubles mentaux et dépressifs.

A court terme, la pollution causerait des problèmes tels que des maux de tête, de la fatigue, des troubles de l’attention… Mais sur le long terme, les particules fines affecteraient directement le fonctionnement du cerveau, et les échanges neuronaux.

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