Voici le premier mammifère disparu à cause du réchauffement climatique créé par l’homme

Voici le premier mammifère disparu à cause du réchauffement climatique créé par l’homme

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Le melomys rubicola vivait exclusivement sur l'île de Bramble Cay. | © Ian Bell/Queensland government

Environnement & Animaux

Selon le gouvernement australien, un rongeur vivant sur l’île Bramble Cay, au sein de la grande barrière de corail, a définitivement disparu. C’est la première fois qu’un mammifère est déclaré éteint à cause du réchauffement climatique créé par l’activité humaine.

C’est une nouvelle très interpellante qui est relayée depuis quelques jours sur la toile. La ministre australienne de l’Environnement, Melissa Price, a annoncé officiellement la disparition du melomys rubicola, une espèce de rongeur que l’on trouvait exclusivement sur l’île de Bramble Cay, au sein de la grande barrière de corail, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cela faisait déjà depuis 2016 que le rongeur était soupçonné d’avoir disparu mais son extinction officielle a été annoncée cette semaine et c’est la première fois qu’un mammifère est déclaré éteint à cause du réchauffement climatique dû à l’Homme. Les scientifiques estiment que cela « représente probablement la première extinction d’un mammifère enregistrée à cause du changement climatique induit par l’activité humaine », explique le rapport officiel présentant la disparition du mammifère.

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Vers la fin des années 1970, on recensait plusieurs centaines de melomys rubicola. Mais le rapport explique également qu’à la fin des années 1990, il n’existait plus qu’une centaine d’individus et que la dernière fois qu’un humain a déclaré en avoir vu un était en 2009. Les recherches explique que le facteur principal « responsable de la disparition de cette population était presque certainement l’inondation des océans » qui a résulté en une « perte dramatique de l’habitat et peut-être aussi en la mortalité directe des individus ».

« L’extinction du Bramble Cay melomys n’est que la première de ce que seront d’innombrables espèces perdues face au changement climatique si nous ne maîtrisons pas notre pollution », a déclaré Noah Greenwald, le directeur des espèces en péril au centre pour la diversité biologique au Huffington post. « Nous constatons déjà un déclin des ours polaires et de nombreuses espèces de coraux dans le monde, et la situation ne fera que s’aggraver sans une action rapide ».

À l’heure où des milliers de jeunes descendent dans les rues toutes les semaines et où même les scientifiques ne savent plus quoi faire pour alerter la population, la nature nous rappelle qu’il est grand temps de revoir nos actions.

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