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La banquise arctique est à sa surface la plus réduite

L’Arctique a connu en 2016 son année la plus chaude depuis le début des relevés dans cette région en 1900. | © EPA/STEFAN HENDRIKS

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Les glaces recouvrant l’océan arctique ont atteint cet hiver, au moment d’avoir leur superficie maximale de l’année avant la fonte printanière, leur plus faible étendue en 38 ans.

Avec 14,42 millions de km2 au 7 mars, la banquise arctique est à sa surface la plus réduite au plus fort de la saison hivernale pour la troisième année consécutive depuis le début des mesures effectuées par satellites en 1979, ont indiqué mercredi la Nasa et le Centre américain de la neige et des glaces (NSIDC).

En 2015, son étendue maximale était de 14,51 millions de km2 et de 14,52 millions de km2 en 2016. Les scientifiques du NSIDC ont attribué la baisse à un automne et à un hiver très chaud, avec une température à la surface de l’océan Arctique de 2,5°C au-dessus de la moyenne. L’Arctique a connu en 2016 son année la plus chaude depuis le début des relevés dans cette région en 1900, selon l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA).

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Par ailleurs, des données provenant du satellite CryoSat-2 de l’Agence spatiale européenne (ESA) montrent que la banquise arctique est légèrement moins épaisse que lors des quatre dernières années. D’autres mesures, de l’Université de Washington avec le programme « Pan-Arctic Ice Ocean Modeling and Assimilation System », concluent aussi que le volume des glaces arctiques est inhabituellement bas pour cette période de l’année. « Commencer le début de la saison du dégel avec des glaces aussi peu épaisses laisse prévoir la possibilité d’un nouveau record d’étendue minimale de la banquise en septembre », souligne Julienne Stroeve, une scientifique du NSIDC.

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L’étendue moyenne des glaces flottant sur l’océan arctique était d’environ 10,1 millions de km2 en septembre 2016, au plus chaud de la saison, soit la plus petite superficie estivale mesurée depuis 1979. « Bien que l’étendue maximum des glaces arctiques n’était pas considérée aussi importante que le minimum saisonnier, ce déclin à long terme est une indication claire du changement climatique », pointe Walt Meier, un scientifique du centre Goddard de la Nasa. L’étendue minimum de la banquise en septembre a commencé à retenir l’attention des scientifiques pour la première fois en 2005 quand elle s’est réduite à un niveau sans précédent. Un nouveau record a été battu en 2007, puis en 2012 ainsi qu’au cours de ces trois dernières années.

(Avec Belga)

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