Voici la décision tranchée de l’Indonésie pour protéger ses dragons

Voici la décision tranchée de l’Indonésie pour protéger ses dragons

komodo dragons

Le dragon de Komodo est la plus grande espèce de lézards au monde avec une longueur de 2 à 3 mètres pour 70 kg. | © Flickr / Eric Kilby

Environnement & Animaux

L’île de Komodo sera fermée aux touristes à partir du mois de janvier 2020, pendant un an.

L’objectif est de protéger l’espèce de varan y vivant, les dragons de Komodo, de plus en plus victimes de contrebandiers. Cette fermeture permettra également de laisser la population des dragons augmenter et aux écosystèmes de se reconstituer. L’île accueille pour l’instant 10 000 personnes par mois.

Des dragons de Komodo, la plus grande espèce de lézards au monde avec une longueur de 2 à 3 mètres pour 70 kg, pourront encore être observés dans certaines zones du parc national en dehors de l’île.

L’archipel de la contrebande

Il y a quelques semaines, les autorités indonésiennes avaient annoncé avoir saisi cinq dragons de Komodo et des dizaines d’autres animaux sauvages vendus sur Facebook. Ce vaste archipel d’Asie du Sud-Est, dont la forêt tropicale abrite une des plus riches biodiversités du monde, est depuis des années un terrain privilégié d’approvisionnement et de transit pour les trafiquants d’animaux. Dans l’opération, cinq contrebandiers ont été arrêtés à Semarang et Surabaya, sur l’île de Java, pour trafic de Komodo, un lézard géant, le plus grand du monde, long de deux à trois mètres, ainsi que des binturongs, des cacatoès et des casoars.

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Ces varans, qui n’existent que dans leur habitat naturel dans quelques îles de l’est de l’Indonésie, étaient vendus entre 15 et 20 millions de roupies (935 euros), a précisé M. Mangera. Dans une affaire distincte, trois autres personnes ont été arrêtées dans l’est de Java pour la vente sur internet de loutres, pangolins, et chats-léopards. Les trafiquants risquent cinq ans de prison et une amende de 100 millions de roupies (6,240 euros).

Le braconnage comme la disparition de leurs surfaces habitables en Indonésie ont mis en danger d’extinction de nombreuses espèces. © EPA/OLIVIER MATTHYS

Cette opération intervient juste au lendemain de la saisie de plus de 5 000 tortues à nez de cochon, une espèce dont le commerce est réglementé, chez des trafiquants dans la province de Papouasie, dans l’extrême est de l’Indonésie. Cette tortue, protégée par la législation indonésienne, ne se trouve qu’en Australie et en Nouvelle-Guinée, une île que se partagent l’Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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Le braconnage comme la disparition de leurs surfaces habitables en Indonésie ont mis en danger d’extinction de nombreuses espèces, comme l’éléphant de Sumatra ou l’orang-outan. Un touriste russe a été arrêté la semaine dernière à l’aéroport de Bali, alors qu’il tentait de quitter le pays avec un orang-outan drogué dans sa valise.

 

Avec Belga.

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