Et si sauver les océans ne prenait que 2 minutes ?

Et si sauver les océans ne prenait que 2 minutes ?

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Les animaux marins sont menacés par la présence de plastique dans l'eau. | © Humberto Braojos/Unsplash

Environnement & Animaux

Par jour. Et par personne.

« On estime que d’ici 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans la mer ». Cette phrase alarmante revient à peu près toujours dans les articles traitant de la présence de plastique dans les océans et à quel point cela est problématique. Et c’est vrai. Chaque minute, c’est l’équivalent dun camion poubelle rempli de plastique qui est déversé dans les mers, d’après la fondation Ellen Macarthur qui encourage la transition vers l’économie circulaire. D’ici 2050, on sera passé à quatre par minute. Le plastique dans les océans, ce n’est pas juste que ce n’est pas beau. Le plastique dans les océans, ce sont des plages jonchées de déchets, des baleines que l’on retrouve sur les côtes avec des dizaines de kilos de plastique dans l’estomac, des tortues qui meurent asphyxiées par des sacs en plastique, des dauphins emprisonnés par accident dans les filets des pêcheurs, du plastique retrouvé dans 100% d’animaux marins, etc.

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Fini pour le pan alarmiste. Parce que des solutions, il en existe. Plein. Elles sont nombreuses et facilement applicables à notre petite échelle. Pour contrer le problème du plastique dans les océans, on peut au moins agir sur deux aspects : le plastique déjà présent au fond (et à la surface) des mers et celui qui n’y est pas encore, mais qu’on consomme. Agir sur les deux est indispensable. Car on ne peut pas imaginer des machines qui nettoient les océans et ne rien faire pour celui qui est dans nos rues, nos égouts et nos rivières. Et inversément, on ne peut pas éradiquer le plastique en liberté à la surface de la terre et oublier celui qui est déjà au fond de l’eau et qui tue la faune marine. Oui, le plastique va finir par se décomposer. Mais rien qu’une bouteille d’eau met plus de 500 ans à se désagréger et c’est le déchet le plus présent dans nos voies navigables. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

#2minutesolution

Et si pour éviter que les déchets ne se retouvent dans les océans, on commençait par ramasser les déchets qui se trouvent sur notre chemin ? Deux minutes, par jour et par personne, cela pourrait vraiment faire la différence ? Et pourquoi pas ? Car ce serait autant de déchets qui ne trouveraient pas leur chemin jusqu’aux océans en passant par les égouts et qui seraient recyclés. Mais sans demander à chacun d’enfiler ses gants tous les jours pour aller ramasser des détritus, si chacun prenait deux minutes de son temps chaque jour pour repenser sa consommation de plastique, cela en ferait une différence. C’est ce qui se cache derrière #2minutesolution créé par Martin Dorey, auteur, aventurier, amoureux de la nature et, fatalement, activiste pour l’environnement. Il s’agit du même homme qui avait lancé à l’époque #2minutebeachclean qui avait déjà fédéré des centaines de milliers de personnes.

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« Chaque idée prend la forme d’une solution en 2 minutes, une idée simple et facile pour se débarasser du plastique. Elles peuvent sembler dérisoire prises toutes seules, mais elles s’additionnent. Une #2minutesolution ne prends pas longtemps (2 minutes) et pourtant cela représente une étape en plus vers une différence significative pour le monde« , explique-t-il dans son livre No.More.Plastic qui regorge d’idées concrètes à mettre en application tous les jours pour créer le changement à son échelle. Et le concept a, lui aussi, déjà pris auprès de nombreuses personnes. Chaque pas pour réduire ses déchets est une petite victoire. Et elles sont relayées sur les réseaux sociaux sous le hashtag #2minutesolution pour partager son expérience, trouver des nouvelles idées et montrer que c’est possible.

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