Les crevettes d’eau douce anglaises contiennent de la cocaïne (et c’est franchement inquiétant)

Les crevettes d’eau douce anglaises contiennent de la cocaïne (et c’est franchement inquiétant)

crevettes cocaïne

Après les moules et les anguilles, les crevettes sont également concernées par la pollution chimique qui contamine les eaux des villes et (aussi) des campagnes. | © Unsplash / Jackson Douglas

Environnement & Animaux

Ah, et aussi de la kétamine.

 

Inquiétude générale. Des traces de cocaïne et de kétamine ont été retrouvées dans des crevettes d’eau douce du Suffolk, comté rural de l’est de l’Angleterre. Une nouvelle qui ne présage rien de bon pour la faune sauvage, révèle une étude publiée ce mercredi.

« On pourrait s’attendre à ce qu’il en soit ainsi dans les zones urbaines comme Londres mais pas dans les zones plus petites et plus rurales », souligne dans un communiqué le Dr Leon Barron du King’s College de Londres, un des deux établissements, avec l’Université du Suffolk, à l’origine de cette découverte. Et pourtant. Publiée dans la revue scientifique Environment International, l’étude visait au départ à déterminer le niveau d’exposition de la faune sauvage à divers « micro-polluants », ces polluants toxiques à très faibles concentrations, tels que les résidus de médicaments ou de produits cosmétiques.

Mauvais présage pour la faune sauvage

Pour ce faire, les chercheurs ont effectué des prélèvement sur 15 sites couvrant cinq rivières du Suffolk. Et « étonnamment, de la cocaïne a été retrouvée dans tous les échantillons testés », indique l’étude. « D’autres drogues illicites comme la kétamine mais aussi des pesticides (illégaux) et des produits pharmaceutiques, étaient également très répandus dans les crevettes collectées », ajoute-t-elle. Bien que faibles, les niveaux de concentration de ces différentes substances n’en constituent pas moins un motif « d’inquiétude » pour l’environnement, et une menace pour la faune, met en garde le Dr Thomas Miller, du King’s College. L’impact de ce type de pollution chimique sur « la faune sauvage doit être davantage pris en compte au Royaume-Uni », insiste le Pr Nic Bury, de l’université du Suffolk.

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Ce n’est pas la première fois que les scientifiques s’inquiètent des conséquences de la drogue consommée par l’homme sur la faune aquatique. Notamment depuis que des chercheurs ont retrouvé des traces de cocaïne, mais aussi d’oxycodone (un analgésique très puissant) et autres opioïdes.

 

Avec Belga

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