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Le Zimbabwe réclame le droit de vendre ses défenses d’éléphants et ses cornes de rhinocéros

zimbabwe éléphants

Image d'illustration. | © Unsplash / Marcus Löfvenberg.

Environnement & Animaux

Le président Emmerson Mnangagwa estime que le produit de la vente d’ivoire et de cornes de rhinocéros permettrait d’améliorer la qualité de vie des animaux.

Le Zimbabwe accueille en ce moment à Victoria Falls un sommet dédié à la faune sauvage organisé conjointement par l’Union africaine et les Nations unies, et son président Emmerson Mnangagwa a répété ce lundi qu’il souhaitait vendre le stock de défenses d’éléphants et de cornes de rhinocéros de son pays pour financer ses parcs d’animaux.

« Nous continuons à demander le libre commerce des produits de la chasse car il pourrait avoir un impact important sur nos économies nationales et locales », a-t-il déclaré en ouvrant les travaux du sommet. Le chef de l’État a estimé à 600 millions de dollars le montant du stock d’ivoire et de cornes de rhinocéros au Zimbabwe.

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Le Botswana vient de rétablir la chasse aux pachydermes

« Si nous pouvions [les vendre] à des conditions acceptées par tous, le produit de cette vente suffirait à financer nos efforts de protection pour les deux décennies à venir », a-t-il plaidé.

Depuis des mois, plusieurs pays d’Afrique australe font pression pour obtenir la levée de l’interdiction totale du commerce de l’ivoire, instaurée en 1989 pour les protéger du braconnage. Ils souhaitent que les éléphants soient inscrits sur la liste 2 de la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées (CITES) qui autoriserait la vente de leurs défenses sous certaines conditions, notamment en trophées de chasse.

rhinocéros
© Unsplash / Geran de Klerk.

Certains pays comme le Botswana, qui vient de rétablir la chasse aux pachydermes, dénoncent la surpopulation et la cohabitation de plus en plus difficile entre animaux et humains. D’autres comme le Zimbabwe, étranglé par une grave crise économique et financière, espèrent tirer de la vente de l’ivoire les moyens nécessaires à l’entretien de leurs parcs.

Les ONG s’insurgent

« Nous encourageons un système où les bénéfices croissants des ressources naturelles […] amélioreraient la qualité de la vie des communautés et des animaux », a plaidé Emmerson Mnangagwa. Mais de nombreuses ONG de défense de la faune sauvage jugent qu’un feu vert, même encadré, à la vente de l’ivoire menacerait les efforts de protection engagés depuis des décennies.

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Ces dix dernières années, le nombre de pachydermes africains a chuté de 525 000 à 415 000 spécimens, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Quelque 40 000 éléphants africains sont victimes chaque année du braconnage.

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