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EarthApp : Notre planète aussi a son FaceApp, et ça fait froid dans le dos

Terre

Dans 50 ans, on risque de ne plus reconnaître notre planète. | © The New York Public Library/Unsplash

Environnement & Animaux

Peu de temps après l’engouement que l’application FaceApp a connu à travers le monde, Greenpeace a décidé de créer sa propre version de ce challenge : quelle tête aura la Terre dans 50 ans ?

 

Il y a deux semaines, vous voyiez apparaître un peu partout la tête de connaissances qui avait pris un sacré coup de vieux. Beaucoup se sont essayés à l’application FaceApp, lancée par la société russe Wireless Lab il y a déjà deux ans et apportant avec elle son lot de mises en garde. Grâce à elle, n’importe qui pouvait transformer n’importe quel portrait d’une personne et modifier son sexe, son apparence et son âge. On a ainsi pu voir fleurir une flopée de personnalités qui prenait instantanément une trentaine d’années.

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Par la même occasion, les internautes n’ont pas manqué de détourner l’application pour comparer l’état de la planète hier et aujourd’hui et sensibiliser à l’urgence de la question climatique. Quelques jours plus tard, Greenpeace (en Russie, toujours) s’est elle aussi prise au jeu en inventant EarthAp : des photos de l’état de la planète telle qu’elle devrait être dans une cinquantaine d’années si on ne change rien. Disparition de la banquise et de la neige, sécheresse, montée des eaux. L’ONG de protection de l’environnement a posté un florilège de photos « avant-après » édifiant.

À Sotchi

« L’application FaceApp ne reconnaît pas la photo d’un objet naturel, nous l’avons donc faite pour elle », explique l’ONG dans l’un de ses posts sur Instagram. Elle y montre par exemple la photo d’une montagne et explique ensuite : « Voyez à quoi peut ressembler l’hiver à Sotchi: neige fondue, pentes vides et stations de ski abandonnées. En raison des émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité humaine, notre planète se réchauffe et change très rapidement d’aspect habituel ».

En Sibérie

"En Sibérie et en Yakoutie, une véritable catastrophe écologique est en train de se produire : selon les données officielles, plus d'un million d'hectares de forêts brûlent", explique Greenpeace sur une autre photo. Elle attire l'attention des internautes sur le fait que le réchauffement climatique risque d'amplifier ce phénomène.

Dans les villes

"Une étude récente a montré que la température maximale du mois le plus chaud de l'année à Moscou d'ici 2050 pourrait augmenter de 5,5°C. Et la situation de chaleur anormale et de smog, comme en 2010, deviendra la nouvelle norme".

Sur la banquise

"Si vous remontez des décennies en arrière, vous reconnaîtrez à peine l'Arctique", prévient l'ONG. "C’est ainsi que nous pourrons voir le pôle Nord à l’avenir - sans glace et sans animaux qui ont besoin de glace pour trouver de la nourriture. Juste un morceau de terre rempli d'eau". Les exemples de fonte des glaciers sont légion et l'augmentation du niveau des eaux est inéluctable.

Au lac Baïkal

"En raison de l'impact humain quotidien sur le climat, il y a une redistribution des précipitations : certaines régions deviennent plus humides, d'autres s'assèchent", explique Greenpeace en prenant comme exemple la région du lac Baïkal.

À Saint-Pétersbourg

"Les rues inondées de Saint-Pétersbourg, familières et effrayantes, constituent un héritage que nous pourrons acquérir dans un proche avenir. Le changement climatique entraîne une élévation du niveau de la mer et une inondation des villes".

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"Les climatologues tirent la sonnette d'alarme : l'humanité ne peut plus brûler du charbon, du pétrole et du gaz de manière incontrôlable, comme si demain ne viendrait jamais", prévient Greepeace en conclusion de ses posts.

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