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Des dizaines de dauphins s’échouent en Islande (et on ne sait pas pourquoi)

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En 2009, près de 200 baleines-pilotes s'étaient échouées en Australie. | © EPA/JOHN NIEVAART

Environnement & Animaux

Un peu plus de cinquante baleines-pilotes (qui sont de la famille des delphinidés) se sont échouées au sud-ouest de l’Islande, dont une vingtaine d’entre elles sont mortes.

 

Une cinquantaine de baleines-pilotes se sont échouées et une vingtaine d’entre elles sont mortes sur un rivage du sud-ouest de l’Islande, a-t-on appris samedi auprès des services de secours. Ce phénomène reste inexpliqué, deux semaines après la mort de 52 cétacés échoués dans l’ouest de l’île. Les globicéphales, ou baleines-pilotes, ont été découvertes vendredi soir dans la région de Gardur, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Reykjavik.

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D’après les médias locaux, les badauds avaient commencé le travail avant l’arrivée des équipes de sauvetage vendredi soir, qui ont lutté une bonne partie de la nuit pour maintenir en vie ces baleines-pilotes, une espèce abondante dans l’Atlantique estimée entre 500 000 et 800 000 individus. « Quelque 90 volontaires ont travaillé toute la nuit pour garder les animaux humides », a déclaré à l’AFP David Mar Bjarnason, porte-parole de l’Association islandaise de recherche et de sauvetage.

À la première heure ce matin, les derniers cétacés sauvés avaient repris le large. « Il a fallu attendre la marée haute pour les renvoyer à la mer », a expliqué M. Mar Bjarnason.

Une forte sociabilité en cause ?

Le 18 juillet dernier, ce sont 52 animaux gisant sur le sable qui ont été repérés sur une plage sauvage dans l’ouest de l’île de l’Atlantique nord. Les baleines sont particulièrement vulnérables lorsqu’elles se rapprochent des côtes pour chasser leurs proies et que les eaux du littoral sont peu profondes. Les raisons pour lesquelles elles s’échouent, et en si grand nombre, demeurent mystérieuses.

Certaines théories évoquent l’interférence de champs magnétiques, d’autres soulignent le rôle central d’un individu dominant au sein d’un groupe qui le suit « quoi qu’il arrive », avait expliqué en juillet Gisli Vikingsson, de l’Institut de recherche marine de Reykjavik. En 1996, pas moins de 320 baleines s’étaient échouées en Australie, de même qu’en 2018 150 cétacés avaient aussi été retrouvés sur les plages. ensemble dans la région. La biologiste marine Nicola Hodgins expliquait au National Geographic, « si une des baleines du groupe tombe malade, les autres ne vont pas vouloir l’abandonner. Or une baleine malade va avoir tendance à se laisser porter par le courant, ce qui explique pourquoi autant de baleines peuvent s’échouer à sa suite ».

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Avec Belga

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