Paris Match Belgique

Les hommes préhistoriques ont conduit à l’extinction des ours des cavernes

ours

Image d'illustration. | © Unsplash / Zdeněk Macháček

Environnement & Animaux

Les populations d’ours des cavernes en Europe sont restées stables jusqu’à l’arrivée des humains, il y a 40 000 ans.

 

Les ours des cavernes végétariens d’Europe ont été poussés à l’extinction par les humains il y a environ 24 000 ans, selon une nouvelle étude d’ADN. Les scientifiques constatent un déclin drastique de leur population il y a environ 40 000 ans, ce qui coïncide avec la propagation des hommes préhistoriques, révèle The Independent.

« Notre étude soutient que les humains ont potentiellement joué un rôle important dans l’extinction générale et la disparition locale de l’ours des cavernes européen », ont écrit les auteurs. Des chercheurs de l’Université de Zurich et de Tubingenand ont reconstitué 59 génomes d’ours des cavernes à partir de leurs os. Les échantillons ont été prélevés sur 14 sites différents en Suisse, Pologne, France, Espagne, Allemagne, Italie et Serbie.

La chasse pourrait être un facteur de leur déclin

Les scientifiques ont ensuite comparé ces génomes avec 64 autres afin d’étudier où vivaient les différentes populations d’ours des cavernes, et comment ils migraient durant la période Pléistocène supérieur (de -126 000 ans à -11 700 ans), explique The Independent. Ils ont ainsi remarqué que les populations d’ours des cavernes sont demeurées relativement stables jusqu’à il y a environ 40 000 ans, y compris pendant deux périodes froides et des épisodes de refroidissement. Selon les scientifiques, les résultats suggèrent que d’autres facteurs, comme la chasse par les humains, ont pu avoir un impact majeur sur les populations d’ours des cavernes.

Lire aussi > Retour du glouton, disparu de Belgique depuis la Préhistoire

L’étude indique également que le refroidissement du climat a réduit la disponibilité en plantes. Ce manque de nourriture a pu diviser la population globale d’ours en diverses sous-populations. Les ours ont préféré vivre dans des zones au climat plus modéré avec des plantes différentes. En interrompant la connectivité entre ces sous-populations, les humains pourraient avoir joué un rôle décisif dans l’extinction de l’espèce, explique l’étude.

CIM Internet