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L214 dénonce l’enfer de lapins élevés en cage en France

lapin

Les lapins sont entassés dans des cages 24h sur 24. | © Gustavo Zambelli /Unsplash

Environnement & Animaux

Une nouvelle vidéo de l’association de l’organisation de défense des animaux (L214) montre comment sont traités les lapins dans un élevage français.

 

Vaches à hublot, cochons en décomposition, traitement des poulets, les scandales de maltraitance animale se multiplient et L214, une organisation de défense des animaux, n’y est pas totalement étrangère puisqu’elle se rend régulièrement dans des élevages pour filmer les conditions de vie des animaux qui termineront un jour ou l’autre dans nos assiettes. Ce mardi, l’association a révélé des images atroces des conditions de vie de lapins dans un élevage de Nueil-les-Aubiers, en France.

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Entre insalubrité et médicaments

Leur vidéo, déjà visionnée plus de 15 000 fois montre des lapins entassés les uns sur les autres dans des cages minuscules. Leurs pattes, reposant sur les barreaux, sont mutilées, des cadavres pendent lamentablement au fond des cages dont le niveau de salubrité laisse lourdement à désirer, parmi les autres lapins sains. En deux minutes, l’organisation expose les conditions de promiscuité des lapins qui mène inévitablement au développement et à la propagation de maladie. Pour lutter contre cela, les éleveurs utilisent de nombreux médicaments présents sur les lieux et filmés par l’association.

Chaque année, 30 millions de lapins sont tués dans les abattoirs français où presque la totalité des lapins sont élevés en cage, d’après L214. Et, ce, sans compter les quelque 8 millions de lapereaux qui meurent avant d’atteindre l’âge d’être abattus (soit après 2 mois et demi), rapporte Le Parisien.

L’organisation de défense des animaux en profite pour attirer l’attention sur une initiative citoyenne européenne exigeant l’abolition des cages, #EndTheCageAge, qui arrivera à son terme en septembre prochain. « Plus le nombre de signature sera important, plus nous aurons de chances que nos revendications soient entendues par la Commission européenne », annonce l’association sur son site internet.

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